DÉCRYPTAGE - Le jeune leader de l’équipe de France n’a pas tenu le rôle dont il rêvait à Montréal, où il a fini 15e de la course en ligne, disputée dimanche. Une leçon douloureuse.

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Il a terminé avec des jambes de bois, le dos plié et un lourd vague à l’âme. Vidé de toutes forces, rongé par les crampes, Paul Seixas a dû laisser filer, à 25 km de l’arrivée, les candidats au podium désireux de poser avec l’Américain Brandon McNulty, troisième Américain sacré champion du monde après Greg LeMond (1983, 1989) et Lance Armstrong (1993), ce dimanche à Montréal. Avant de se tourner vers le Tour de Lombardie (le 10 octobre), puis de prendre part à un critérium à Singapour (le 8 novembre), le jeune Lyonnais, tout juste 20 ans, va sûrement être hanté par le scénario d’une course longtemps menée avec justesse, avant la panne sèche.

« C’est une honte ce que j’ai fait, de cramper comme ça. C’est une erreur de gamin », a tranché Paul Seixas (15e à 2 min 47) avec froideur. Le circuit de Montréal, hérissé de trois difficultés à avaler sans pouvoir reprendre son souffle comme dans la chorégraphie d’Hofesh Shechter Théâtre des rêves, énergique et sauvage, où se mêlent les peurs…