Remco Evenepoel, 12e à l’arrivée, et Tom Pidcock, 6e, ont réagi à la tactique de l’équipe de France qui a animé (sans succès) les championnats du monde à Montréal.
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Derrière la surprise Brandon McNulty, nouveau champion du monde, une ribambelle de coureurs déçus a franchi la ligne à Montréal dimanche. À commencer par Remco Evenepoel, seulement 12e à l’arrivée malgré ses grandes ambitions.
«C’est dommage que ça tombe aujourd’hui mais il n’y a pas de secret : sur un parcours comme ça, il faut avoir de très bonnes jambes. Pas d’excuse», a réagi le leader belge, regrettant «un jour sans» au micro de la RTBF. «Je savais que si je continuais à me battre, il y avait toujours une chance de revenir, mais mes jambes n’étaient pas assez bonnes pour faire un bon sprint face à des gars comme Mathieu van der Poel (3e) et Michael Matthews (2e). Il y a toute une équipe qui a travaillé pour Wout et pour moi et c’est pour ça que je me suis battu jusqu’au bout pour aller chercher le meilleur résultat possible.»
Interrogé également par VTM Niews, le champion du monde du contre-la-montre a donné son avis sur la tactique de l’équipe de France, première grande nation à avoir mis le feu aux poudres dans cette course folle. «Dès le premier tour, le rythme était incroyablement élevé. Je n’ai pas tout de suite senti que j’étais à mon meilleur niveau. C’était une course difficile. Avec le rythme soutenu des Français, ils ont peut-être même épuisé leur propre leader (Paul Seixas). C’est dommage. Mais il n’y a pas d’excuses. Je n’ai pas été à la hauteur», a insisté Evenepoel.
«Del Toro roulait clairement pour McNulty», accuse Pidcock
Au sujet des Bleus et Seixas, qui a craqué dans le final, Tom Pidcock (6e) s’est aligné sur les propos du Belge. «Je pense que c’était leur plan. Mais oui, ça a aussi cuit les jambes de Paul. C’est ce qui arrive quand on court pendant six heures et demie», a déclaré le Britannique à Cyclingnews. Avant de regretter l’attitude du Mexicain Isaac Del Toro, coéquipier de McNulty toute l’année chez UAE Team Emirates : «Del Toro roulait clairement pour McNulty dans le final. Mais c’est la course. […] On a démarré la course sur un rythme très élevé, et je crois qu’à la fin, tout le monde était complètement cramé. Il y avait aussi beaucoup de vent, ce qui a rendu la course un peu attentiste sur la fin. En gros, tout le monde était fatigué, un peu cuit. On pouvait bien tenter des attaques, mais sans vraiment réussir à faire la différence.»
