Équipier de Tadej Pogacar durant l’année, l’Américain s’est imposé au terme d’une course folle, ce dimanche à Montréal. Le Français a, lui, été victime de crampes dans les derniers kilomètres.
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Des jambes et des tripes. Les championnats du monde de Montréal resteront dans les mémoires. Pour le scénario, l’épreuve. Le suspense. Le circuit, ses trois bosses à avaler sans reprendre son souffle, la répétition des efforts, le rythme endiablé ont livré une course électrique dont l’intensité n’a jamais diminué. L’équipe de France à la manœuvre à 160 km de l’arrivée, avant de payer le prix de ses efforts répétés et de laisser Paul Seixas se débrouiller seul, le Néerlandais Mathieu Van der Poel avec une attaque violente à 88 km de l’arrivée ont été de valeureux animateurs, comme le Mexicain Isaac Del Toro dans une course difficile à lire, impossible à contrôler mais le dernier mot est revenu à Brandon McNulty.
Paul Seixas a su faire preuve de sang-froid et d’endurance mais, à bout de forces, rongé par les crampes, le Lyonnais a dû se contenter de la 15e place au terme d’une journée usante, éprouvante. L’Américain Brandon McNulty (28 ans, professionnel depuis 2015) a su faire profiter de la loi du nombre et profiter du précieux travail de ses compatriotes Quinn Simmons et Matteo Jorgenson. McNulty a attaqué à 34 km de l’arrivée. Avant de laisser parler ses qualités de rouleur (une semaine après sa 4e place lors du contre-la-montre des Mondiaux).
McNulty, équipier de Tadej Pogacar au sein de la dominante équipe UAE Team Emirates, capable de briller de temps en temps (vainqueur du Grand Prix de Montréal, de la CRO Race et du Tour du Luxembourg en 2025), un coureur de devoir, un équipier qui a su viser juste pour décrocher la course d’une vie. Il a devancé l’Australien Michael Matthews (à 13’’) et Mathieu Van der Poel. Brandon McNulty s’inscrit comme le troisième Américain sacré champion du monde après Greg LeMond (1983, 1989) et Lance Armstrong (1993).
