Pour son deuxième combat à l’UFC, le Français Noah Gugnon a été mis K.-O. ce samedi à Abou Dhabi par l’Américain Kody Steele, lors de la carte pré-préliminaire.

Passer la publicité Passer la publicité

L’UFC ne pardonne absolument rien. Noah Gugnon en a fait l’amère expérience. Trois minutes et 54 secondes. C’est tout ce qu’il aura fallu à Kody Steele pour envoyer le Français au tapis, samedi, à l’Etihad Arena d’Abou Dhabi. Une droite en contre, une chute brutale et l’arbitre qui s’interpose. K.-O. Rideau. À 26 ans, Gugnon passe de l’euphorie de Belgrade à la désillusion d’Abou Dhabi en moins de trois mois. Un retour sur terre assez tragique.

Et pourtant, tout n’avait pas si mal commencé. Face à un redoutable spécialiste du grappling, le Français avait d’abord repoussé deux tentatives d’amenée au sol, avant de faire chuter Steele à son tour. Sans insister au tapis, Gugnon avait préféré rester debout, là où il pensait pouvoir faire la différence. Ses frappes au corps trouvaient leur cible. Mais l’Américain attendait son heure. Il l’a eu. Une première attaque à l’arcade sourcilière, puis le coup de grâce. Une droite parfaitement placée en contre. Gugnon s’écroule. Fini.

Des promesses balayées en quatre minutes

Ce mardi, l’Américain promettait à RMC Sport d’user Gugnon à la lutte, estimant qu’il finirait par fatiguer. Le Français, lui, assurait travailler «du grappling tous les jours». Ironie du sort, bien sûr car c’est debout, et non au sol, que le redoutable lutteur américain a fait la différence.

Ce revers tranche avec les débuts éclatants de Gugnon, recruté par l’UFC fin juin. Le 1er août, à Belgrade, le Mosellan avait soumis Milos Janicic en seulement 1 min 21, dans une salle hostile. Ses dix victoires professionnelles, dont six par K.-O. et quatre par soumission, avaient toutes été obtenues avant la limite. Il lui faut désormais encaisser une troisième défaite en carrière, la première dans l’organisation.