PORTRAIT – Pionnière de la discipline dans son pays, la Suissesse de 26 ans s’apprête à disputer les championnats d’Europe, à Paris, où elle plongera dans la Seine d’une hauteur vertigineuse.
Passer la publicitéImaginez-vous surplomber la Seine depuis un plongeoir de 20 mètres de haut, placé sur le pont Bir-Hakeim. Vous profitez de la vue, un petit vent vous caressant la joue. La tour Eiffel, majestueuse, s’élève devant vous. Soudain, quelqu’un vient troubler votre ébahissement pour vous annoncer qu’il est temps de vous jeter dans le vide. Généralement, une telle scène s’achève par un réveil en sursaut, bien au chaud sous la couette. Sauf pour Morgane Herculano, plongeuse de l’extrême par passion. Même si elle reconnaît, dans un sourire, qu’il lui arrive de « faire des cauchemars de (s)es plongeons ». « Évidemment que j’ai très peur. Avoir le vertige, c’est normal. Même si je suis casse-cou, je tiens à ma vie, à mes proches… »
Le plongeon de haut vol, la Suissesse de 26 ans ne le voit pas comme une manière de défier la mort. « Sans doute faut-il être un peu fou pour sauter à de telles hauteurs, mais, pour autant, je ne me considère pas du tout comme ça. Je pense être quelqu’un de rationnel…
