Contraint à l’abandon contre Taylor Fritz en quarts de finale de l’ATP 500 de Bâle, Arthur Fils inquiète avant le début du Rolex Paris Masters (2 au 8 novembre), même si le journal L’Equipe a dévoilé des nouvelles rassurantes samedi soir.
Pour Marion Bartoli, au micro des « Grandes Gueules du Sport » sur RMC ce dimanche, le numéro 1 français, engagé dans la course au Masters, ne doit néanmoins prendre aucun risque.
« Avec Arthur Fils, son plus grand souci, et on le sait, c’est qu’il a ce corps extrêmement fragile et qu’il a seulement 22 ans, et que pour moi, qu’il joue aujourd’hui le Rolex Paris Masters ou pas, ce n’est pas le plus important dans sa carrière. Alors bien sûr que c’est une déception de ne pas jouer en France, bien évidemment qu’il a envie de jouer devant son public, surtout qu’il n’a pas pu participer à Roland‐Garros, je ne vais pas te dire qu’il va le faire de gaieté de cœur, ce n’est bien évidemment pas ce que je suis en train de t’expliquer, mais en revanche, sur une optique quand même d’une carrière qui doit durer encore au minimum, et je l’espère pour lui, dix ans, tu es obligé quand même de faire un tout petit peu attention. En plus, là, sur cette projection de fin d’année, il a effectivement cette place au Masters, ce qui est quasiment assuré pour lui. Avec un Master, je vous le rappelle, il n’y aura pas Sinner, donc il y a quand même une possibilité, surtout en indoor pour lui, pourquoi pas sortir des poules et éventuellement aller plus loin. Donc il a des perspectives encore sur cette fin d’année qui sont intéressantes pour lui. Il a enchaîné quand même Montréal, Cincinnati, l’US Open, Tokyo, Shanghai, Bruxelles, Bâle. Pour un joueur qui revient de blessure… N’oubliez pas, il a fait sept mois d’arrêt l’année dernière entre la fin de l’année dernière et le début de cette année (…) S’il se sent en capacité d’aller jouer le Rolex Paris Masters, bien sûr qu’il va y aller, il a envie de jouer devant son public, il a un bye au premier tour, il a encore trois jours pour se préparer, a expliqué la lauréate de Wimbledon 2013 avant de conclure.
Mais son objectif de la saison est ailleurs mais surtout son objectif de carrière est ailleurs. C’est ça que j’ai envie de donner comme perspective. Je comprends qu’il y ait des échéances à très court terme, je comprends bien sûr qu’on a envie de voir évoluer en France, mais il y a un long terme, il faut dézoomer en fait sur une carrière, tu ne peux pas être tout le temps que dans l’objectif du jour suivant de la saison qui arrive. »
Publié le dimanche 1 novembre 2026 à 12:32
