L’entraîneur de l’Olympique de Marseille a réagi à la lourde défaite de son équipe sur la pelouse de Besiktas, lors de la première journée de Ligue Europa.

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Les soirées se suivent et se ressemblent pour Bruno Genesio. En ouverture de la Ligue Europa ce jeudi, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille a subi une nouvelle défaite sur la pelouse de Besiktas (4-1), à Istanbul. Une déception, évidemment, pour le technicien français, interrogé par Canal+ après la rencontre : «À ce niveau-là, on ne peut pas faire autant d’erreurs sans être sanctionné. On a fait jeu égal avec eux en première mi-temps. En début de deuxième mi-temps, on a plutôt eu l’emprise jusqu’au deuxième but. Après, on s’est effondré. Quand vous êtes dans une période où vous enchaînez les défaites, vous vous raccrochez à peu de choses. Et quand ça ne tourne pas comme vous le souhaitez, c’est difficile mentalement. On prend le deuxième but sur une touche, le troisième sur un corner… Ça veut dire beaucoup de choses sur ce qui nous manque aujourd’hui. Même si on a essayé, on a tenté des choses, mais c’est largement insuffisant.»

«À nous de trouver les solutions»

Relancé, Genesio a établi un constat clair sur les difficultés de son équipe, qui accueillera le Paris Saint-Germain lors du Classique en Ligue 1, dimanche, au stade Vélodrome. «C’est difficile, ça fait quatre défaites de suite. Surtout, la plupart des matchs se ressemblent avec des premières mi-temps assez équilibrées où l’on fait pas mal de bonnes choses. Puis au fur et à mesure du match, notre jeu s’étiole, on perd en organisation tactique. On a bafoué ça aussi, plus aucune protection de notre défense, on ne court plus ensemble… On a eu beaucoup, beaucoup de manques à ce niveau-là. C’est à nous de trouver les solutions… Maintenant, c’est sûr, ce ne sont pas les meilleurs moments de ma carrière», a-t-il concédé.

Présent ensuite en conférence de presse, le coach de l’OM a développé son analyse. «Quand les choses se reproduisent, ça n’est pas le hasard. Il y a des raisons. Il faudra bien analyser. Ce qui m’embête, c’est qu’on a un peu lâché dans les 20/25 dernières minutes. Je n’ai pas senti qu’on avait l’énergie de revenir à 3-2», a-t-il ajouté. Avant de faire son autocritique : «Il y a toujours une responsabilité de l’entraîneur. Il y a forcément une grosse remise en cause de ma part. Depuis la victoire contre Strasbourg (4-0), on n’a pas réussi à corriger les erreurs de cette équipe et c’est forcément une grosse responsabilité de ma part. À moi de trouver les solutions. Eux (les joueurs), ils essaient de faire le maximum. Pour l’instant, ça n’est pas suffisant.»