Jeudi, l’OM a sombré sur la pelouse de Besiktas (4-1) face à une formation turque qui a été loin d’être parfaite, mais redoutablement efficace. Les Marseillais, à double visage, ont perdu le fil du match et se sont effondrés en trente minutes. Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction.

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TOPS

Keyliane Abdallah plein de promesses

Keyliane Abdallah, jeune ailier de 20 ans, a peut-être été le seul rayon de soleil dans cette sombre soirée européenne, conclue par une lourde défaite face à Besiktas. Titulaire pour la première fois avec l’OM, le «minot» a joué sans complexe. Tranchant, actif, à l’aise balle au pied et dans tous les bons coups en première période, il a beaucoup tenté sur son côté droit, avant d’enfin trouver le cadre qui a sonné la révolte côté phocéen (30e). Un peu moins en vue en deuxième, il s’est tout de même procuré quelques occasions, à l’image d’une récupération arrachée qui a forcé Nübel à réagir. Impuissant face au scénario, le Français a mouillé le maillot jusqu’au bout, sans tricher. Prometteur pour la suite.

Ilhan Fakili, la révélation

Dire qu’une pépite a éclos ce soir est peut-être démesuré, pourtant c’est presque le cas. L’ailier turc, né en France (à Saint-Priest-en-Jarez), a livré une copie excellente. Omniprésent sur son côté gauche, il est à l’origine de quasiment toutes les bonnes actions de Besiktas. Techniquement impressionnant, il a causé un nombre incalculable de problèmes à l’OM. Auteur de l’ouverture du score précoce de son équipe (15e), il aurait pu s’offrir un triplé sans l’intervention miraculeuse en première période de De Lange (48e) et sans le manque de réussite sur sa frappe limpide qui s’est écrasée sur la barre transversale (69e). Un joueur à surveiller pour la suite de la compétition.

FLOPS

Angel Gomes, un maestro qui a tout loupé

Aligné en position de faiseur de jeu, Gomes n’a pas été à la hauteur de la confiance accordée par Genesio. Maladroit, imprécis, brouillon avec le ballon, il a annihilé plusieurs belles occasions phocéennes. Et l’OM l’a payé cash. Mauvais dans tous ses choix et incapable d’accompagner ses coéquipiers sur les contre-attaques, l’Anglais a été remplacé à l’heure de jeu et a manqué un rendez-vous crucial pour bien lancer la saison marseillaise en Ligue Europa.

Une dernière demi-heure en enfer pour Marseille

En première période, les hommes de Genesio n’ont, certes, pas été parfaits mais ils ont fait preuve de courage et ont montré des choses intéressantes. Revenu au score à un quart d’heure de la pause (29e), l’OM a ensuite emballé le match, jusqu’à étouffer des Turcs dépassés. Mais c’est en deuxième mi-temps que le navire olympien a coulé. Trente minutes, c’est tout ce dont Besiktas a eu besoin pour faire craquer une équipe marseillaise qui avait la rencontre en main. En encaissant deux buts en trois minutes (56, 59e), la défense, et plus globalement l’équipe entière, a perdu le fil et a lâché l’affaire, laissant s’échapper un match face à une formation turque pourtant fébrile sur certaines phases de jeu. C’est terrible pour Marseille, qui devra se relancer en Ligue 1 face au PSG, ce dimanche.

Emmanuel Agbadou en grande difficulté

Si Besiktas a été dans l’ensemble sérieux et réaliste, Emmanuel Agbadou a manqué son match. Rapidement averti (10e), il a alterné la première période entre fébrilité et maladresse. Placement mauvais, interventions douteuses, sorties de balles imprécises, Vincenzo Italiano, son entraîneur, a préféré le sortir à la pause pour arrêter les frais. Une décision intelligente pour un joueur qui aurait pu sérieusement pénaliser son équipe en deuxième mi-temps.