Après sa défaite contre la Belgique (0-2) lors de la première journée, la Nazionale a réagi de la plus belle des manières en écrasant la Turquie (4-1) à Bursa. Un succès qui relance les Italiens dans le groupe.

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L’Italie a balayé la Turquie 4-1 lundi à Bursa, au sud d’Istanbul, avec trois buts en un quart d’heure en première période, une victoire enfin empreinte d’un certain panache pour la Squadra Azzura. La Turquie retrouvait son public enflammé sous une pluie battante, après une défaite jugée frustrante vendredi face à la France de Zinédine Zidane (0-1).

Mais jamais les hommes de Vincenzo Montella, entraîneur italien de la sélection turque depuis 2023, n’auront fait illusion.

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Dès la 12e minute, Bastoni a profité d’une énorme toile de Celik pour battre le gardien turc à bout portant. Dix minutes plus tard, Frattesi a aggravé le score (22e), cette fois sur une coupable apathie collective. Puis Kayode, à la 27e, a donné à la rencontre un petit air d’humiliation. La Squadra jouait juste, à une touche de balle, face à un milieu turc dépassé et une défense centrale à l’agonie.

À aucun moment, la Turquie n’est parvenue à mettre en orbite ses attaquants, dont le prodige du Real Arda Güler, jamais sollicité ou presque dans les 45 premières minutes.

Une deuxième mi-temps compliquée

Les mots du coach auraient-ils porté leurs fruits ? Dès la 47e minute, Yilmaz a réduit l’écart au point de pénalty, donnant les illusions d’un match possiblement différent. Mais trois minutes plus tard, la défense turque s’est une fois encore trouée dans une relance sans danger pour une offrande conclue par Esposito (4-1).

Sur le papier, le match avait pourtant les arguments pour être indécis, entre deux équipes qui avaient perdu leur premier match de Ligue des nations et tentaient de dépasser un traumatisme récent.

La Turquie a traversé la Coupe du monde aux États-Unis comme une ombre, avec une seule victoire en trois matches, et une dernière place de son groupe. Quant à l’Italie, humiliation suprême, elle n’y était même pas invitée. «C’est sûrement quelque chose qui pèse un peu, nous devons laisser ça derrière nous», avait admis à cet égard le nouveau sélectionneur de l’Italie Roberto Mancini, après la défaite contre la Belgique (2-0) vendredi à Rome.

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En procédant à huit changements dans son onze de départ, l’entraîneur italien a gagné son pari. Le liant entre les lignes, la capacité de ses joueurs à se trouver et une efficacité plutôt nouvelle, donneront à son groupe un peu d’élan avant de défier la France le 2 octobre. La Turquie, qui n’a jamais vaincu l’Italie, ira pour sa part jouer en Belgique. Le moral dans les chaussettes.