Le multiplex de ce dimanche soir en Ligue des nations a vu le Portugal disposer de la Norvège et se qualifier pour les quarts de finale, la Grèce accrocher l’Allemagne et les Pays-Bas décrocher un succès contre la Serbie.
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Sans sa superstar Cristiano Ronaldo, rentré en Arabie saoudite après avoir été laissé sur le banc par son sélectionneur, le Portugal a renversé la Norvège (2-1) et s’est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des nations dimanche.
L’ombre de «CR7» était partout, dimanche soir à Porto, et même cette quatrième victoire en quatre journées, synonyme de qualification mathématique pour les quarts, risque de ne pas pouvoir faire oublier l’absence de l’icône portugaise, incapable d’accepter son propre déclin, et son déclassement, à 41 ans.
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La qualification acquise dès cette première fenêtre, avec 12 points glanés en quatre rencontres, pourrait accorder un créneau à la Fédération portugaise pour offrir une meilleure sortie à son icône, mi-novembre, lors de la prochaine trêve internationale.
En attendant la suite de ce feuilleton qui tient tout un pays en haleine, la vie sans «CR7», qui avait remarquablement débuté face au Danemark (4-2), se poursuit presque comme si de rien n’était pour les hommes de Jorge Jesus, qui avait refusé de commenter la crise avec son ex-capitaine en avant-match.
Longtemps dans l’ombre du géant de Madère, l’ancien attaquant du Paris Saint-Germain Gonçalo Ramos, déjà buteur et passeur décisif lors du match précédent, a récidivé en donnant la victoire aux siens à quelques minutes du terme (79e, 2-1), après un superbe ballon lobé de son ex-coéquipier Vitinha remisé par Joao Felix.
Malgré une succession d’occasions portugaises, ce sont les coéquipiers d’Erling Haaland qui avaient ouvert le score sur un coup franc lointain de Martin Odegaard repris par le défenseur central Kristoffer Ajer d’une belle demi-volée (36e, 1-0). Mais les Vikings ont à peine eu le temps de célébrer ce bijou improbable du joueur de Brentford qu’ils ont été refroidis instantanément par un autre missile du latéral barcelonais Joao Cancelo, bien placé à la retombée d’une longue touche de Nuno Mendes (38e, 1-1).
L’ex-joueur de Manchester City a bien failli s’offrir un doublé en début de seconde période, mais sa nouvelle demi-volée surpuissante a cette fois été repoussée par le gardien brestois Egil Selvik (54e), préféré au vétéran Orjan Nyland, après son erreur grossière au match aller (défaite 2-1).
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Les Norvégiens, qui se retrouvent derniers du groupe 4 avec seulement trois points, n’ont plus réussi à exister après la sortie d’Haaland, remplacé, à sa demande, par Jorgen Strand Larsen (67e), même après l’exclusion bête de Francisco Conceição (86e).
Les Pays-Bas ont fait le travail
Les Pays-Bas, victorieux dimanche à Eindhoven de la Serbie (2-1) pour la deuxième fois en une semaine, ont bouclé la fenêtre internationale invaincus et en tête du groupe 2 grâce à des buts de Teun Koopmeiners et Joshua Zirkzee.
Après deux succès face aux hommes de Veljko Paunovic et des nuls en Grèce et face à l’Allemagne, les Oranje possèdent le même nombre de points (8) que les Grecs qu’ils devancent grâce à une meilleure différence de buts. Comme une semaine plus tôt à Belgrade, les hommes du sélectionneur Xavi ont mis le pied sur le ballon, une possession accompagnée d’accélérations régulières si chère à l’ancien entraîneur du Barça.
Le milieu de terrain de la Juventus, Teun Koopmeiners (aligné en défense centrale en équipe nationale) a concrétisé à la demi-heure la très nette domination néerlandaise en brossant intelligemment un coup franc côté droit. Un ballon ressemblant davantage à un centre mais qui a piégé le gardien Vanja Milinkovic-Savic.
Une ouverture du score logique tant les Pays-Bas étaient passés près du but auparavant par Joey Veerman et Mexx Meerdink, mais une joie de courte durée. Les équipiers de Virgil Van Dijk -- qui honorait sa 100e sélection --, étaient bien trop passifs sur une contre-attaque serbe ponctuée quatre minutes plus tard de la tête par le buteur d’Anderlecht Mihaljo Cvetkovic.
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Très joueurs, opérant par passes courtes et rapides, les Oranje ont repris l’avance à la 71e minute au terme d’une action collective splendide, conclue par Joshua Zirkzee, l’attaquant de Manchester United entré à la pause.
Si les Néerlandais ont terminé à dix, Micky Van de Ven, blessé, étant sorti alors que tous les remplacements avaient été effectués, ils ont résisté aux assauts insistants des Serbes qui se sont heurté à un très bon Bert Verbruggen.
La Grèce tient le choc
La Grèce aura posé d’insolubles problèmes à l’Allemagne de Jürgen Klopp : après s’être imposés à la surprise générale 1-0 la semaine passée à Augsbourg, Georgios Masouras et ses coéquipiers sont parvenus à décrocher un match nul contre la Mannschaft (0-0), dimanche pour la 4e journée de Ligue des nations à Thessalonique.
Les Allemands, qui restent sur une Coupe du monde décevante (élimination aux tirs au but en 16e de finale par le Paraguay), ne sont pas en position favorable pour se qualifier en quarts de finale puisque après ce match nul poussif ils ne sont que troisièmes de leur groupe avec 5 points, trois unités derrière la Grèce et les Pays-Bas (8 pts). Le nouveau sélectionneur Jürgen Klopp présente un bilan très mitigé, avec une seule victoire à ses quatre premiers matches aux manettes (2-0 contre la Serbie), deux nuls (1-1 contre les Pays-Bas et 0-0 contre la Grèce), et une défaite (1-0 contre la Grèce).
La Mannschaft devra impérativement battre la Serbie et les Pays-Bas mi-novembre si elle veut voir les quarts. Après une alerte initiale et un bel arrêt de Jonas Urbig sur une tête de Fotis Ioannidis (2e), l’Allemagne a dominé l’essentiel des débats et s’est procuré de nombreuses opportunités.
Elle a même cru ouvrir la marque peu après la demi-heure de jeu par Jonathan Burkhardt, mais après intervention de la VAR l’arbitre français Clément Turpin a annulé ce but pour une faute de main de Tom Bischof bien en amont. Et malgré des Lennart Karl et Derry Scherhant très remuants, la finition a péché pour les Allemands, contraints de partager les points contre une équipe de Grèce invaincue, avec deux victoires et deux nuls.
