Alors que le second match, prévu en Irlande, se jouera finalement à huis clos en Serbie, la télévision irlandaise a décidé de réduire sa couverture au strict minimum, sans plateau, consultant ni commentateur maison.
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Le match sera bien à l’écran, mais il faudra presque tendre l’oreille pour entendre la voix de RTÉ. La télévision publique irlandaise a annoncé qu’elle diffuserait les deux rencontres de Ligue des nations entre l’Irlande et Israël, tout en réduisant sa couverture à sa plus simple expression. Pas de plateau, pas d’analyse en studio et pas de commentateur de la chaîne… seules les images et les commentaires du flux international seront repris.
RTÉ précise également qu’aucune publicité ni aucun parrainage n’ont été acceptés autour de ces deux rencontres. La chaîne explique ce dispositif par sa volonté de «respecter ses obligations contractuelles de diffusion tout en limitant les activités de production et les activités commerciales supplémentaires liées à ces rencontres».
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Ce choix intervient alors que ces deux affiches suscitent depuis plusieurs mois de vives réactions en Irlande, sur fond de guerre à Gaza. La Fédération irlandaise avait elle-même tenté d’éviter ces confrontations, avant de confirmer leur maintien sous la pression des obligations liées à l’UEFA. Le premier match aura lieu le 27 septembre à Debrecen, en Hongrie, tandis que le second, officiellement à domicile pour l’Irlande, se disputera le 4 octobre à Backa Topola, en Serbie, à huis clos. Aucun billet ne sera vendu aux supporters irlandais pour ces deux rencontres.
Le syndicat appelle au boycott
La position de RTÉ fait également écho aux tensions qui entourent ces matches jusque dans le monde du football. Le sélectionneur irlandais Heimir Hallgrimsson avait déclaré en mai : «nous ne jouons pas avec le génocide, nous jouons contre le génocide et Israël.» Il avait toutefois défendu la nécessité de disputer les rencontres, estimant qu’un boycott pourrait coûter cher sportivement à l’Irlande.
De son côté, le Premier ministre irlandais Micheál Martin a lui aussi adopté une position très critique envers le gouvernement israélien, déclarant récemment : «Israël ne peut pas continuer à nier ce que le monde sait.»
RTÉ, elle, avait déjà été sollicitée cet été par le syndicat SIPTU pour boycotter purement et simplement les deux rencontres. La chaîne avait alors rappelé qu’une non-diffusion constituerait une rupture de son contrat de droits sportifs. Elle a finalement choisi une autre voie - honorer son engagement de diffusion, mais avec un dispositif réduit au strict nécessaire.
