Victorieux de Manchester City mercredi dernier, les Parisiens se mesurent au Barça, ce mardi, au Parc des Princes. Une affiche de rêve comptant pour la troisième journée de C1.

Passer la publicité Passer la publicité

Chocs en stock. Après leur succès face au leader de Premier League, Manchester City (2-4), mercredi dernier, en Angleterre, les doubles champions d’Europe parisiens reçoivent le FC Barcelone ce mardi (21 heures, Canal+), au Parc des Princes, lors de la troisième journée de Ligue des champions. La finale avant la lettre ? Il est trop tôt pour s’aventurer à ce genre d’affirmation. D’autant que le Bayern Munich ou Arsenal ont aussi tous les arguments pour viser à régner sur l’Europe du football. En raison de l’histoire, du jeu et des joueurs, PSG-Barça, c’est toutefois l’affiche la plus attendue et la plus excitante de ce début de saison européen. Succulent.

À défaut de rouler sur la Ligue 1 (2e derrière Lyon à la différence de buts avec 4 victoires, 2 nuls et 1 défaite après sept journées), le PSG a démontré contre le modeste Slovan Bratislava (6-1) et surtout lors de la première période à l’Etihad Stadium (0-3 à la mi-temps) qu’il peut toujours être irrésistible. Collectivement, physiquement, techniquement, le premier acte de mercredi dernier, c’était du grand art. Les Barcelonais, eux, effectuent un début de saison flamboyant : 11 matchs toutes compétitions confondues, 11 victoires.

À lire aussi PSG-Barça : «C’est très facile !», le plan de Luis Enrique face à Lamine Yamal

Passer la publicité

À défaut d’avoir recruté l’avant-centre qu’ils ciblaient, Julian Alvarez, ils ont mis le grappin sur plusieurs attaquants de qualité (Gordon, Adeyemi, Jesus) et l’un des meilleurs milieux du monde en la personne de Rodri, et ils présentent un potentiel offensif exceptionnel : 48 buts inscrits cette saison, dont cinq lors de leur victoire sur le terrain du Betis Séville (2-5) samedi, en Liga. Deux équipes qui ont le goût du jeu, de l’attaque, du risque. Showtime.

Piste aux étoiles

Le Parc des Princes aura des allures de piste aux étoiles, de Lamine Yamal à Ousmane Dembélé, en passant par Raphinha, Vitinha ou Rodri. On citerait bien Khvicha Kvaratskhelia dans cette constellation de stars, mais le Géorgien, meilleur joueur de la dernière Ligue des champions, est à la peine dernièrement. João Neves aussi, d’ailleurs, ce qui crée quelques incertitudes au sujet du 11 parisien pour ce mardi. Suspense. Néanmoins, la vraie question concerne l’identité du latéral gauche qui sera appelé à pallier l’absence de Nuno Mendes et donc qui se retrouvera face au poison Lamine Yamal (11 matches, 9 buts et 10 passes décisives)…

À lire aussi PSG-Barça : sans Nuno Mendes, comment Paris va contenir le poison Lamine Yamal

Une chose est sûre : ce match est ardemment attendu par le peuple parisien, les supporteurs barcelonais, mais aussi toute l’Europe du football. Il n’y a guère que Luis Enrique qui se serait passé de cette opposition, lui qui ne cache pas son affection pour Barcelone, club où il a joué (1996-2004) et qu’il a entraîné (2014-2017). C’est en tout cas pour voir ce genre d’affiche plus régulièrement que l’UEFA a changé le format de la première phase de C1 en 2024. Elle est servie. Même si la saison est encore longue et que la vérité d’octobre n’est que rarement celle du printemps, c’est une occasion en or de marquer les esprits, de prendre date.

À lire aussi PSG-Barça : Guérin en libérateur, remontada, Mbappé superstar… De 1995 à 2025, les duels marquants

Classique

Ça va jouer. Ça va cogner. Ça va briller. PSG-FC Barcelone, c’est aussi un classique à l’échelle continentale, le 17e duel entre les deux clubs depuis 1995. Finale de Coupe des Coupes remportée par le Barça en 1997, remontada en 2017, le triplé de Kylian Mbappé au Camp Nou en 2021… La dernière fois que Paris et Barcelone ont croisé le fer, c’était il y a seulement un an, à Montjuic. Un match remporté 2-1 par les Rouge et Bleu, en dépit de l’absence de nombreux cadres (Dembélé, « Kvara », Marquinhos…). Pour les plus superstitieux, cette partie avait été arbitrée par Michael Oliver, qui sera au sifflet ce mardi. Ça ne garantit pas le même résultat aux Parisiens. Il y aura en revanche du spectacle, de la tension et de l’attention. Et ça, c’est certain.