Logiquement battu par le Sparta Prague en Tchéquie (2-1), l’OL devra montrer un tout autre visage dans une semaine à la maison pour continuer à croire à une qualification en C1.
Passer la publicité Passer la publicitéDes buts refusés, une équipe totalement dominée et un pénalty raté, l’OL a connu une soirée cauchemar à Prague. Les Rhodaniens, qui souhaitaient éviter le piège sur la pelouse du Sparta, sont tombés les deux pieds dedans, mardi, à l’occasion de la première manche du troisième tour préliminaire à la Ligue des champions (2-1).
Et l’OL peut s’estimer heureux de s’en tirer à moindres frais, à une semaine d’un match retour où il devra montrer un tout autre visage pour envisager autre chose que d’être renversé en Ligue Europa pour la saison. Car la prestation lyonnaise, souvent indigente, n’a été punie que d’un petit but de débours avant le retour au Groupama Stadium mardi prochain (21h).
Passer la publicitéL’addition aurait pu être plus salée, après une entame de match passée à prendre les vagues tchèques, sanctionnées une première fois par Jonatan Braut Brunes, à l’aise en pivot pour ajuster Domink Greif (19e). Sauf que son partenaire était hors-jeu au départ de l’action. Un premier avertissement sans frais avant un autre, toujours avec le Norvégien, cousin d’Erling Haaland, dont la comparaison était facilitée par la triste défense lyonnaise. Sauf que Mercado ratait le but vide au second poteau, après l’offrande du Norvégien (44e). Dans la foulée, l’OL inscrivait un but sorti de nulle part, avec un centre d’Abner Vinicius, habituel latéral gauche reconverti milieu droit, pour son capitaine Corentin Tolisso, qui poussait malgré lui Suchomel à marquer contre son camp (45e).
Tolisso rate (complètement) un pénalty
Un miracle, déjà, à la pause. Au retour des vestiaires, l’emblématique capitaine de l’OL manquait de doubler la mise (52e) avant que le Sparta ne reprenne les commandes du jeu, presque sans forcer. Porté par son public de la bouillonante epet Arena, le 2e du dernier championnat inscrivait un nouveau but refusé (Alcocer, 58e) avant de finir par tromper Greif dans les limites du jeu, avec la volée du local Matej Rynes (63e), imperturbable au milieu d’une défense lyonnaise toujours plus apathique.
Béni des dieux, l’OL croyait encore au miracle deux minutes plus tard avec une faute sur sa recrue phare Loïs Openda dans la surface. Mais Tolisso envoyait son pénalty en tribune (65e). Et quand rien ne va... Mercado, royalement seul dans le dos de Kluivert, n’avait plus qu’à déposer le ballon de Rynes d’où il venait pour donner un avantage mérité au Sparta quelques minutes plus tard (69e).
«C’est dur à expliquer, on a été très passifs en 1ere et en 2e mi-temps, a concédé Abner au micro de Canal+. On a une semaine pour travailler, il faudra revenir plus fort dans une semaine à la maison.» L’OL se présentera alors certainement avec un autre visage, tant les choix prudents et (au mieux) audacieux de Paulo Fonseca n’auront pas payé ce mardi en Tchéquie. Mais les entrées en jeu d’Ernest Nuamah et Malick Fofana pour le dernier quart d’heure, conjuguées à l’activité d’Openda pour sa première, laissent entrevoir une éclaircie, au moins offensive. Et puisqu’il s’agira de marquer dans une semaine, c’est déjà une promesse. «Il faudra bien jouer pour aller chercher ce deuxième match», remarque Abner, avant de promettre : «On est meilleurs à la maison».
