Opposé au Fenerbahçe ce mercredi en barrage retour de C1, l’Olympique Lyonnais joue très gros, sportivement et économiquement.
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L’été n’est même pas terminé que l’Olympique Lyonnais joue déjà sa saison. Huit jours après le match nul (1-1) obtenu en Turquie, les Gones accueillent le Fenerbahçe, ce mercredi (21h, Canal+), en barrage retour de Ligue des champions. Le double enjeu est considérable : le club rhodanien n’est plus qu’à une victoire de retrouver, six ans après sa dernière participation (demi-finale face au Bayern Munich en 2020), la plus grande des compétitions européennes. Celle qui, au-delà du prestige, réserve un énorme chèque à ses participants.
En cas de qualification, l’OL toucherait directement 18,62 millions d’euros de prime de participation à la phase de ligue de C1, qui viendraient compléter les 4,29 millions déjà tombés dans les caisses grâce à l’accession aux barrages. Sans oublier les primes suivantes de résultats (2,1 millions pour une victoire, 700.000 euros pour un nul) et de classement, puis les primes de performance liées «au marché télévisuel et aux coefficients européens du club sur cinq ans et dix ans». Concernant ce dernier point, le pilier de valeur de l’UEFA passe de 6 en Ligue Europa à 22 millions d’euros en Ligue des champions. En résumé, participer à huit matches (minimum) sur la plus belle scène continentale garantit environ 50 millions d’euros à l’Olympique Lyonnais, qui souhaite oublier ses déboires financiers.
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Le pari gagnant à Toulouse
50 millions, c’est aussi la somme que le club devra récupérer en vendant des joueurs d’ici la fin du mercato si élimination il y a face au «Fener», a indiqué L’Équipe. En cas de victoire, une ou plusieurs ventes à hauteur de 25 millions suffiraient pour remplir les objectifs économiques de l’été. D’où l’importance cruciale des 90 minutes à venir dans un Groupama Stadium chauffé à blanc. «On ressent l’attente mais elle est très positive. Tout le monde veut voir la Ligue des champions revenir à Lyon», a lancé ce mardi Loïs Openda, buteur au match aller à Istanbul. «On est prêt, on s’entraîne dur pour ça. On aura un stade plein avec une énorme ambiance. On doit être très concentrés et on est impatients. Il y a une grosse volonté générale dans le club.»
Prépondérant depuis son arrivée en prêt de la Juventus, l’attaquant belge sera surmotivé. Et surtout frais physiquement puisqu’il n’a pas joué une minute à Toulouse (0-2) samedi dernier pour la reprise de la Ligue 1. Son entraîneur Paulo Fonseca, tourné vers l’Europe, avait décidé de tout changer dans sa composition d’équipe. Un pari gagnant avec des cadres - Corentin Tolisso, Malik Fofana, Tyler Morton - qui ont fait la différence lors de leur entrée en jeu, tout en économisant des forces. «J’ai avant tout pensé à l’importance de ce rendez-vous et au physique de mes joueurs. À cette époque de la saison, il n’est pas facile de faire enchaîner deux matches en trois jours. Il était normal d’opérer cette rotation», s’est encore défendu Fonseca ce mardi en conférence de presse.
«Marquer l’histoire du club»
Cerise sur le gâteau, la victoire arrachée sur la pelouse de Téfécé a permis de renforcer un groupe désormais «très motivé pour gagner et marquer l’histoire du club. On a aussi conscience de la grande qualité de l’adversaire et le mot d’ordre pour ce match doit être l’équilibre. Ce sera un match ouvert, Fenerbahçe voudra gagner et ne vient pas ici pour défendre. Nous, on veut le ballon et avoir l’initiative», a promis le technicien portugais. Pour franchir ce cap des barrages, qui a tant barré la route aux clubs français ces dernières saisons, les Gones devront éviter les erreurs du passé. Celles qui avaient précipité leur chute à domicile face au West Ham (0-3 en quart de finale retour de Ligue Europa 2022) et au Celta Vigo (0-2 en huitième de finale retour de Ligue Europa la saison passée).
En face d’eux, les Stambouliotes de N’Golo Kanté et Mattéo Guendouzi rêvent d’un retour en Ligue des champions 18 ans après (phase de poules en 2008-2009). Leur équipe composée de noms ronflants, mais peu séduisante pour le moment, sera privée de Marco Asensio (cuisse gauche) et Kerem Aktürkoğlu (protocole commotion), tous deux touchés lors de la victoire face à Konyaspor (4-2) ce week-end. En revanche, les stars Romelu Lukaku et Mason Greenwood ont, elles, bien voyagé jusqu’à Lyon pour ce rendez-vous classé à hauts risques par la direction nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH). Près de 2.000 supporters turcs, sous escorte, sont attendus dans le parcage visiteurs. Mais ils auront du mal à se faire entendre face aux plus de 50.000 Lyonnais, prêts à (re)goûter enfin au meilleur parfum européen.
