Tristement défaits à l’aller en Tchéquie, les Lyonnais de l’entraîneur Paulo Fonseca retrouvent le Sparta Prague ce mardi pour continuer à croire à une qualification en C1.

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Ces derniers temps, l’Olympique Lyonnais a trouvé le moyen, avec une certaine récurrence, de se compliquer la vie. Après une fin de saison caviardée dans les grandes largeurs, avec deux défaites qui l’ont privé d’une qualification directe pour la prochaine Ligue des champions, l’OL est tombé les deux pieds dans le piège de la rentrée mardi dernier, au match aller de son troisième tour de qualification pour cette même C1, sur la pelouse du Sparta Prague (2-1). Et à l’heure de retrouver les Tchèques ce mardi à la maison (21h), les Lyonnais n’ont déjà plus le droit à l’erreur.

«Ce n’est pas une revanche, mais une possibilité de continuer dans cette compétition», prévient l’entraîneur rhodanien Paulo Fonseca avant le premier match de la saison au Groupama Stadium. Pour l’occasion, plus de 45.000 personnes sont attendues pour encourager les Gones, un authentique exploit en milieu de semaine et dans la première quinzaine d’août, grâce à une politique tarifaire agressive et l’enjeu évident de la rencontre, pour un OL qui n’a plus entendu la musique de la Ligue des champions depuis le Final 8 de Lisbonne du temps du Covid (2020). Une autre époque.

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Et si ce n’est pas une revanche, la troupe de Fonseca aurait bien besoin d’un petit supplément d’âme tant la proposition de la première manche laisse une marge considérable pour s’améliorer. Bousculé d’entrée de jeu, d’une faiblesse confondante dans l’intensité et dans le jeu, l’OL était déjà miraculé à la pause (0-1) avant d’être logiquement renversé en deuxième mi-temps. «On a été surpris par le Sparta mais on a manqué d’agressivité, on leur a donné de l’espace et du temps», a relevé le milieu britannique Tyler Morton, déjà passablement énervé en Tchéquie, où Lyon «ne méritait pas mieux».

Fonseca, l’heure des choix

Certes, l’adversaire avait repris le championnat depuis plus d’une semaine, mais la différence de production entre les deux équipes laissait songeur. Face à un Sparta Prague contre qui il n’avait jamais perdu (5 victoires, 1 nul), l’OL a déjoué et semblait bien tendre pour un tel match couperet. «On a échoué dans notre positionnement et notre agressivité, défensive et offensive, regrette Fonseca. On a eu des difficultés dans la première phase de construction. On devra faire mieux dans ces registres.»

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Dans cette optique, le technicien portugais a notamment promis de revenir à un schéma plus classique à quatre défenseurs pour éviter de replonger dans le naufrage du match aller, où les doutes nés de sa composition d’équipe ont trouvé un prolongement implacable sur le pré. Des interrogations dans la lignée d’autres plus anciennes, notamment sur sa gestion des matches importants, comme face à Manchester United ou le Celta Vigo en Ligue Europa ces deux dernières années, mais aussi plus récemment en fin de saison, où son OL s’est sabordé à Toulouse (2-1) et surtout à la maison face à une équipe de Lens remaniée lors de la dernière journée (0-4).

S’il soutient que «la défense à cinq n’était pas le problème à Prague», Fonseca, dont la communication souvent pessimiste et moins souvent autocritique agace les supporters lyonnais, aura besoin de trouver tout un tas de réponses pour renverser la vapeur. Si L’Équipe annonce qu’il est entré dans sa dernière année à Lyon, où son juteux contrat (400.000 euros bruts mensuels) ne lui permettrait pas de prolonger, eu égard à la cure d’austérité du club (masse salariale encadrée par la DNCG), l’ancien coach de Lille joue gros sur ce premier rendez-vous de la saison à la maison, où une nouvelle déconvenue aurait du mal à le débarrasser de l’étiquette d’un entraîneur qui se plante trop souvent dans les matches qui comptent.

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Nuamah et Openda de retour en attaque

Et pour chasser ces doutes et la mauvaise spirale de l’OL, qui reste sur 4 petites victoires en 16 matches officiels, le technicien portugais pourra compter sur le retour de deux précieux éléments offensifs, dont l’entrée dans le dernier quart d’heure avait déjà changé la physionomie du match à Prague. En plus du vice-capitaine Moussa Niakhaté, de retour pour stabiliser la défense, l’OL va retrouver ses ailiers créatifs Ernest Nuamah et Malick Fofana sur les ailes.

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Si les deux hommes «n’ont peut-être pas 90 minutes dans les jambes», le Ghanéen et le Belge vont débuter ce mardi. Un retour idéal pour mettre la pression d’entrée et poser une menace offensive autrement plus outillée que le capitaine Corentin Tolisso et l’habituel latéral Abner, alignés en soutien d’un Loïs Openda qui a montré quelques bonnes choses avec des miettes à Prague (un penalty obtenu). L’OL doit retrouver son assise défensive mais aussi de l’allant offensif, alors qu’en cas de victoire, un périlleux barrage l’attendrait ensuite face au Fenerbahçe ou au Sturm Graz (les Turcs de Mason Greenwood l’ont emporté 2-0 à l’aller).

«Ernest et Malick ont beaucoup de qualités, ce sont des ailiers en qui j’ai confiance car on s’est beaucoup entraînés ensemble et on a pu créer une belle connexion, savoure Morton, qui devrait retrouver une place plus habituelle au milieu. C’est incroyable de pouvoir vivre ma passion avec des ailiers comme eux.» L’OL aura bien besoin de la vitesse et de la créativité des deux hommes, même si tous deux ne sont pas encore à 100%, pour emballer la rencontre. «Nous devons prendre des risques pour changer le résultat négatif», admet Fonseca. La qualification passe par là.