Abdelatif Kherradji, arbitre central de Ligue 1 depuis deux ans, a été condamné ce mercredi, à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Une peine de 18 mois avec sursis avait été requise.
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Jugé le 7 août dernier par le tribunal correctionnel de Nîmes pour des faits de violences conjugales, Abdelatif Kherradji, arbitre central ayant officié dans l’élite lors des deux derniers exercices, a été condamné ce mercredi à six mois de prison avec sursis. Une peine de dix-huit mois avec sursis et exécution provisoire avait été requise par la procureuse de la République contre l’homme de 40 ans.
Selon des informations révélées ultérieurement par L’Equipe, confirmées par le parquet, Abdelatif Kherradji avait été accusé d’avoir saisi son ancienne compagne «par le cou», avant de la tirer «par les bras et par les cheveux» au cours d’une dispute, en mars dernier. Un second incident serait survenu, deux mois plus tard au cours duquel il lui est cette fois-ci reproché de l’avoir «tirée par le bras, agrippé par les épaules et plaquée contre le mur». La victime, qui était en couple depuis quatre ans, s’était alors vue prescrire trois jours d’incapacité temporaire de travail (ITT).
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Sous contrôle judiciaire depuis mai dernier
Me Olivier Morice, conseil de la plaignante, avait souligné auprès de L’Equipe la portée symbolique de cette affaire : «Les violences conjugales touchent tous les milieux, y compris celui de l’arbitrage. Il exerce un métier consistant à faire respecter les lois du football (...). Ma cliente attend une décision marquante de la justice afin qu’il ne puisse plus reproduire ce type d’acte.» La peine de prison avec sursis est finalement passée de dix-huit à six mois.
Avant l’audience cet été, la Commission fédérale des arbitres avait déjà entendu Abdelatif Kherradji afin de recueillir sa version des faits. L’officiel avait été placé sous contrôle judiciaire depuis le 15 mai et n’avait pas repris ses fonctions.
La Fédération Française de Football (FFF) n’a pas encore réagi mais avait déclaré «ne pas disposer d’information officielle sur ce dossier», tout en assurant que «le moment venu, si des éléments officiels sont portés à sa connaissance, la FFF adaptera la réponse qu’elle jugera la plus appropriée, dans le respect de son exigence constante d’exemplarité».
