Leaders au terme de la précédente journée, les Gones défient le PSG au Parc des Princes, ce lundi, dans le choc décalé de clôture de la huitième journée de Ligue 1.

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Des airs de déjà-vu. L’an dernier, c’est à cause de la météo que le PSG avait disputé le Classique à Marseille le jour du sacre d’Ousmane Dembélé, lauréat du Ballon d’or 2025. Cette fois, c’est le climat social tendu et les manifestations de samedi qui ont causé le report du choc entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais. Initialement prévue dimanche, cette rencontre opposant les deux premiers au classement à l’issue de la journée précédente a été décalée de 24 heures et se déroulera finalement ce lundi, en même temps que la cérémonie du Ballon d’or, délocalisée à Londres.

Cela n’arrange ni la Ligue de Football Professionnel (LFP), ni le diffuseur Ligue 1+, ni les deux clubs, qui ont de nombreux nommés et nommées en lice pour les différents trophées qui seront remis au London Palladium. Pour ce qui est du Ballon d’or masculin, on retrouve notamment dix joueurs parisiens dans la liste, mais on rappellera que les deux principaux candidats au sacre, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia, sont blessés.

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Le football rattrapé par le contexte social

C’est comme ça. Tout le monde doit s’en accommoder. Y compris Paris, Lyon et la LFP. Si le débat politique est proscrit dans les tribunes, à l’image de la banderole pro-étudiants et anti-police déployée et vite censurée au Parc des Princes, lors du récent match de championnat contre Le Mans (3-1), le football est rattrapé par le climat social actuel et le contexte politique troublé. Et doit faire avec. Dans tous les cas, les supporters lyonnais étaient interdits de déplacement. Et vu les appétences politiques diamétralement opposées des principaux groupes de supporters des deux clubs, le Collectif Ultras Paris (CUP) et les Bad Gones, ce n’est peut-être pas plus mal…

À noter que le règlement de la LFP impose de jouer un match reporté à la première date disponible, d’où le glissement automatique sur ce lundi, sachant qu’il n’y a pas de match prévu en milieu de semaine en coupe d’Europe, pas davantage qu’en Ligue 1 ou en Coupe de France d’ailleurs.

La pole position en jeu

Tout ceci étant posé, le football reprendra donc ses droits ce lundi soir, entre un OL qui apparaissait en tête au classement de Ligue 1 au terme de la septième journée, et son dauphin parisien. En fait, on retrouvait cinq équipes au premier rang avant la huitième levée, avec le même nombre de points, dont l’AS Monaco et Lille, qui n’ont pas réussi à se départager dimanche (1-1), et le Paris FC, battu à Lens (2-1) samedi. S’il y a un vainqueur au Parc ce lundi, il récupérera la couronne. En cas ce nul, c’est Rennes, vainqueur de Strasbourg (3-0) dimanche, qui resterait aux commandes.

C’est bon d’être premier, même si ça ne change rien à ce moment de la saison.

Paulo Fonseca

Évidemment, le statut de leader de L1 au terme de la huitième journée n’augure de rien en vue de l’obtention du titre de champion de France. Il est trop tôt. Mais ça ne fait toutefois pas de mal d’apparaître en tête du classement, quel que soit le degré d’avancement de la saison. Surtout pour des Gones qui ont flirté avec la relégation administrative en 2025 et qui n’en finissent plus de surprendre, malgré des moyens limités. «C’est bon d’être premier, même si ce n’est pas le plus important à l’heure actuelle, glissait Paulo Fonseca après le succès sur Nice (2-1), le week-end dernier. Mais avoir 14 points est très positif. Naturellement, cela amène de la confiance et plus de responsabilités, mais à ce moment de la saison, cela ne change rien», jurait-il.

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Même son de cloche côté parisien. Il y a quelques semaines, Luis Enrique ironisait : «Si vous voulez parier qui sera le champion à la fin de la saison…». Oui mais voilà : une terrible pluie de blessures s’abat actuellement sur la capitale, avec Ousmane Dembélé, Marquinhos et Nuno Mendes out pour plusieurs semaines et «Kvara» indisponible pour de longs mois, voire le reste de la saison. Initialement vus comme doublures, Ferran Torres, Maghnes Akliouche, Mika Godts, Lucas Hernandez (héros du match de mardi en C1), Lucas Digne ou encore Illya Zabarnyi auront le loisir de montrer qu’ils méritent mieux qu’un statut de remplaçant de luxe. Ces dernières semaines, on a surtout constaté que Paris n’a pas de plan B, à l’image du succès à Strasbourg (1-3), uniquement rendu possible par l’entrée des cadres.

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Des blessés aussi à Lyon

Une chose est sûre : Paulo Fonseca a eu le loisir de faire tourner en Ligue Europa jeudi, au surlendemain de la prestation XXL des Parisiens face au Barça (4-2). Turnover qui a valu… une belle correction à «son» OL, face à Hoffenheim (3-0), en Allemagne. Le tout en rappelant que les Gones ont, eux aussi, une infirmerie bien remplie, avec notamment Lois Openda écarté des terrains pour plusieurs semaines., ou encore Pavel Sulc, out pour environ quatre mois. Expulsé à Nice, Keito Nakamura, lui, est suspendu. Au moins, Corentin Tolisso, Moussa Niakhaté, Ernest Nuamah ou Tyler Morton, remplaçants en C3, seront frais pour affronter les hommes de Luis Enrique. On saura ce lundi soir si c’était suffisant pour rivaliser avec ce Paris-SG, affaibli mais qui reste sur sept victoires toutes compétitions confondues.