Équipe phare de l’été, Monaco fait du surplace depuis trois matches et doit réagir au Stade Jean-Bouin contre le Paris FC, un premier véritable impératif pour l’entraîneur Filipe Luis à qui tout réussit depuis sa nomination.

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«Après nos derniers résultats, on a besoin de gagner le prochain match pour revenir sur une dynamique de victoire», a reconnu l'entraîneur brésilien cette semaine. Pourtant, Monaco n'a pas été ridicule contre Toulouse (2-2) puis Lille (1-1) à domicile, lorsqu'il a lâché des points, pas plus qu'à Lorient ( défaite 1-0), surtout plombé par une attaque défaillante. Filipe Luis estime d'ailleurs avoir systématiquement «rivalisé» avec son adversaire, sans parvenir à contrôler la finalité : le résultat, la faute à un manque de régularité.

À chaque fois, ses joueurs ont raté une mi-temps -la deuxième contre les Toulousains, la première contre les Nordistes, par exemple-, et cela a coûté cher. Pour Aleksandr Golovin, l'explication de cette irrégularité est «simplement le manque de chance». «Il nous faut juste un peu plus de réussite, parce qu'on a eu beaucoup d'occasions pour battre Toulouse et Lille», assure-t-il, avant de convenir d'un manque d'efficacité «dans la surface».Le Russe, auteur de trois passes décisives mais vierge de but en championnat, n'est d'ailleurs lui-même «pas vraiment satisfait» de sa propre efficacité cette saison et convient devoir «faire mieux au niveau statistique».

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Zakaria en difficulté

Comme lui, d'autres cadres ont failli pour maintenir de façon continue un niveau en corrélation avec les ambitions du club. A commencer par le capitaine Denis Zakaria. Peu utilisé en coupe d'Europe, il a rapidement été remplacé contre Toulouse (51e) et à Lorient (66e), avant d'être sorti à la pause contre Lille. Si son entraîneur vante son importance, il est aussi «très clair à propos des performances de chacun». De manière diplomatique, Luis explique le déclassement du Suisse : «Je ne pense pas qu'il ait fait un mauvais match. Mais il ne faisait pas exactement ce dont l'équipe avait besoin à ce moment-là.»

Autre handicap, l'absence d'Eric Dier sur blessure à Lorient et contre Lille. L'Anglais, qui a rapidement assimilé les idées de son entraîneur, «joue un rôle fondamental». «Il coordonne les joueurs sur le terrain, souligne Luis. C'est le capitaine des coups de pied arrêtés, mais pas seulement.» Son prochain retour est très attendu. Après deux mois de compétition, les statuts continuent donc de bouger au sein d'un effectif où, pour différentes raisons, Folarin Balogun, Mika Biereth, Takumi Minamino, Mohammed Salisu, Christian Mawissa, voire Matthis Abline se partagent un maigre temps de jeu, alors que les Paris Brunner, Edan Diop et autres Sadibou Sané s'émancipent.

Cela ne suffit pourtant pas pour permettre à Monaco de garder sa constance dans les résultats. Luis reconnaît qu'il y «beaucoup de choses à améliorer», tout en mettant en avant la jeunesse de son équipe, même si elle est consécutive à ses choix. «L'équipe est en apprentissage, assure-t-il. On a beaucoup appris de ces derniers matches, en particulier contre Lille. (...) Après la pause, l'équipe arrivait dans la surface en nombre, attaquait l'espace en permanence. On doit garder cela, progresser dans cette même idée. Tout en faisant en sorte de rester difficile à jouer.»