Dauphin l’année dernière, Lens a été renversé à Strasbourg (2-1) lors de la deuxième journée de Ligue 1, après sa victoire inaugurale spectaculaire contre Auxerre (5-2).

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Le piston du RC Lens Matthieu Udol a estimé que «l'animation défensive» avait «un peu fait défaut» aux Sang et Or, battus samedi à Strasbourg (2-1), lors de la deuxième journée de Ligue 1. «Nos déclenchements de pressing n'étaient pas toujours bons. L'intensité aussi nous a fait défaut, je pense, sur ce match-là», a-t-il détaillé en zone mixte, estimant que les Lensois avaient eu «des temps faibles un peu trop longs».

«On a mal démarré le match, le premier quart d'heure a été compliqué pour nous. Après, c'était mieux. Et puis, en deuxième mi-temps, ils ont su être efficaces. On a pris des buts sur des transitions. Il y a des choses à corriger pour la suite de la saison, et déjà dès la semaine prochaine», a ajouté Udol alors que les Lensois recevront Lorient samedi prochain avant de commencer leur aventure en Ligue des champions sur la pelouse du Slavia Prague.

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«Dans la maîtrise de jeu, on peut être beaucoup plus forts encore», a estimé l'entraîneur lensois Dino Toppmöller, regrettant que son équipe ait «un peu dormi pour fermer l'axe» sur le premier but, venu après une transition bien exploitée par les Strasbourgeois. Les pistons, «s'ils sont très hauts, ils doivent sentir encore mieux le danger pour fermer beaucoup plus vite», a-t-il ajouté.

On a gagné avec nos idées de jeu. On a respecté nos principes avec beaucoup de personnalité

Hugo Oliveira, entraîneur de Strasbourg

S'ils ont été dominés pendant la majorité de la rencontre, les Artésiens se sont tout de même créé un bon nombre d'occasions par séquences, mais ont, comme par moments la semaine dernière face à Auxerre, manqué d'efficacité. «Il faut profiter des moments forts et malheureusement on n'en a pas assez profité», a déploré Toppmöller. «Je pense que si on marque le deuxième but avant la mi-temps, il y a 2-0, et ce n'est pas le même match derrière», a souligné Robin Risser.

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De son côté, l’entraîneur de Strasbourg Hugo Oliveira a salué «l’intelligence émotionnelle» de ses joueurs qui ont trouvé les ressources pour renverser (2-1) Lens en seconde période samedi, lors de la deuxième journée de Ligue 1, une semaine après un lourd revers à Marseille (4-0). «Les joueurs travaillent fort à l’entraînement pour stabiliser leurs émotions. Et la gestion émotionnelle était meilleure qu’à Marseille. On a gagné avec nos idées de jeu. On a respecté nos principes avec beaucoup de personnalité», a expliqué Hugo Oliveira en conférence de presse.

«En première période on a eu des difficultés à mettre la pression. Malgré le but concédé, on a su contrôler nos émotions et on a continué de croire en nos idées. C’est très important pour un entraîneur. On progresse mais l’équipe est encore loin du niveau auquel elle doit arriver», a précisé le technicien portugais. Celui-ci a tenu aussi à remercier les supporters qui ont choisi d’arrêter leur longue grève des encouragements lors du premier quart d’heure, qui durait depuis des mois: «C’est très important pour nous. Cela nous a permis de bien démarrer le match. Leur engagement a été contagieux pour nous. Ils ont influencé tout le match face à une très bonne équipe», a ajouté Oliveira.