À l’issue d’un match très animé, les Parisiens ont eu le dernier mot face aux Marseillais, ce dimanche au Vélodrome.
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Cet OM a de quoi inquiéter. Une semaine après son revers à Monaco (2-0), le club phocéen a concédé une deuxième défaite consécutive en Ligue 1, cette fois au Vélodrome face au Paris FC (2-3). Une fois de plus, les Marseillais ont fait l’étalage d’une fébrilité défensive déconcertante. Sinayoko, sans pitié, en a profité pour inscrire un fantastique triplé. Le PFC prend le bon wagon au classement, avec sept points en trois matches. Quatre longueurs d’avance sur l’OM, dixième.
L’horrible entame de l’OM
23 secondes, soit le temps qu’il a fallu au PFC pour punir la défense marseillaise. Sur la première offensive parisienne, Koleosho n’a pas eu de mal à se promener dans la surface et offrir un caviar à Sinayoko, buteur facile (0-1, 1ere). Un coup sur la tête des Marseillais ? Oui et non. Clairement sonnés par ce départ catastrophique, et très brouillons avec le ballon, les hommes de Bruno Genesio ont néanmoins refait leur retard assez rapidement. Bien aidés par un cadeau de Chergi. Une passe en retrait ratée, parfaitement exploitée par Gouri (1-1, 8e). Comme par magie, l’OM a immédiatement affiché plus de consistances dans le jeu. Tout en restant très perméables derrière. Le PFC, dominé, a su se projeter et combiner pour profiter des espaces béants laissés dans le camp phocéen. Mais c’est finalement sur un corner que le club de la capitale a repris l’avantage. Sinayoko, encore seul face au but, n’a laissé aucune chance à De Lange de la tête (1-2, 19e).
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Et Paixao dans tout ce marasme ? Resté sur la Canebière au bout d’un mercato, le Brésilien retrouvait une place de titulaire sur son aile gauche. Avec un résultat peu concluant. Passez assez percutant, il a trop peu influé, même s’il a bien failli égaliser avant la pause, sur un magnifique coup-franc repoussé par la transversale (40e). Sur l’aile droite, Harit a eu un apport bien plus flagrant. Et décisif. Alors que l’OM vacillait au retour des vestiaires, en concédant notamment une énorme occasion mal négociée par Kebbal (46e), l’international marocain a souvent fait la différence balle au pied. Et sur un énième rush, il a su servir Gouiri, auteur à son tour de son deuxième but, d’un enchaînement parfaitement exécuté (2-2, 60e).
Sinayoko, le coup de grâce
Chaque équipe a eu ses temps forts durant la dernière demi-heure, l’ultime fait de jeu de la rencontre a tourné en faveur du PFC. Le bras décollé d’Egan-Riley sur une frappe de Simon a d’abord échappé à Clément Turpin. Mais pas à l’assistance vidéo. L’arbitre s’est rapidement ravisé à la vue des images et Sinayoko a profité de ce penalty pour offrir une victoire de prestige à son nouveau club (2-3, 85e). Les scènes de joie dans les rangs parisiens ont contrasté avec l’abattement et l’incompréhension des Marseillais. Le tout dans un Vélodrome moins frondeur que d’habitude dans telle situation. Et visiblement résigné. Déjà...
