Le dispositif policier sera nettement renforcé vendredi soir avant le match entre l’Olympique Lyonnais et Auxerre autour du stade de Décines-Charpieu (Rhône), où des violences sont survenues samedi en marge de la rencontre OL-Le Havre, a annoncé vendredi la préfecture du Rhône à l’AFP.

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Bien que le match en lui-même ne soit pas considéré à risque, «au regard des événements survenus lors du dernier match et des tensions des derniers jours, le préfet Etienne Guyot a décidé de déployer davantage de policiers et de mobiliser la CRS 83», une unité mobile spécialisée dans les violences urbaines, ont précisé ses services. Samedi soir, un couple a été agressé aux abords du stade après le match OL-Le Havre. La femme, une élue locale d'une commune voisine, a rapporté sur Facebook qu'ils avaient essuyé des insultes racistes de la part de supporteurs de l'OL avant d'être frappés.

Juste avant le match, deux autres personnes, dont un jeune homme de 17 ans, ont également été roués de coups. Selon la mère du jeune homme, qui a témoigné dans Le Progrès, celui-ci se trouvaient avec des amis quand un groupe de «plusieurs dizaines» de personnes, dont certaines encagoulées, leur ont lancé «négros, bougnoules, on va vous tuer». Selon son récit, son fils a ensuite essuyé des coups de pieds et de poings. Le Parquet a confirmé à l'AFP avoir ouvert deux enquêtes pénales distinctes pour «violences aggravées suivies d'incapacité totale de travail supérieure à huit jours».

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«Aucun élément à ce stade ne permet de lier les deux séquences», a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Selon cette source, le couple semble avoir été pris pour cible par un groupe «alcoolisé» qui sortait d'un bar et l'enquête pour identifier les auteurs progresse rapidement. Quant aux deux autres blessés, «l'hypothèse privilégiée à ce stade est celle d'une rixe entre deux groupes de supporteurs antagonistes, qui pourraient s'être donné rendez-vous», a-t-elle précisé, évoquant une vingtaine de personnes de chaque côté.

Le groupe Atypik, anciennement Six-Neuf Pirates, qui se définit comme «cosmopolite, populaire et ouvert à tous et à toutes», a publié un communiqué affirmant avoir été victime d«un guet-apens aux abords des entrées du Groupama Stadium», de la part d'ultras et précise s'être «défendus». «J'espère que l'OL va prendre la mesure des faits, prendra ses responsabilités et fera le ménage parmi ses supporters», a commenté auprès de l'AFP la maire de Décines-Charpieu, Laurence Fautra (LR). «On ne vient pas à Décines pour se défouler et tenir des propos racistes hors du temps».

Dans un communiqué lundi, le club a assuré qu'il ferait «preuve d'une tolérance zéro envers les violences, le racisme, le sexisme et l'ensemble des discriminations» et ajouté vouloir «se constituer partie civile aux côtés des victimes».