Dans son débrief hebdomadaire, la Direction de l’arbitrage juge que le Havrais Amir Richardson aurait dû écoper d’un simple carton jaune, mais certainement pas d’un rouge.

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Retour à la case infirmerie. Après de longs mois pour se relever d’une grave blessure au genou, en 2024, le Lillois Tiago Santos a de nouveau été victime d’un coup dur qui l’écartera des terrains pour de longs mois samedi dernier, lors de la victoire 1-0 sur Le Havre, en Ligue 1 : rupture totale du ligament croisé antérieur du genou droit, associée à une lésion méniscale. Et ce après un tacle d’Amir Richardson. Ni l’arbitre Bastien Dechepy, ni la Var, n’ont trouvé à y redire, le Havrais s’en sortant sans carton, pas même un jaune.

«Le Club demande des explications sur l’appréciation de cette intervention par l’équipe arbitrale et sur les vérifications effectuées dans le cadre de l’assistance vidéo, au regard d’une possible exclusion directe», a indiqué le Losc, lundi, dans un communiqué, jugeant que «cette intervention était dangereuse, et passible au regard des Lois du Jeu d’une exclusion directe du joueur, indépendamment même de ses conséquences physiques».

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Voilà les explications. Et elles ne vont sans doute pas satisfaire Olivier Létang et les dirigeants nordistes… Comme à son habitude, la Direction de l’arbitrage revient en effet sur plusieurs actions qui ont prêté à discussion lors de la précédente journée de Ligue 1. Il a notamment été question du penalty qui n’a finalement pas été accordé au PSG contre Le Mans (3-1), sachant que Vitinha avait le pied sur la ligne avant de subir une faute dans la surface, mais aussi de la blessure de Tiago Santos dans ce débrief attendu.

Sans vitesse excessive ni brutalité

«Le joueur havrais n°7 (Richardson) intervient pour jouer le ballon et touche l’arrière du genou du joueur lillois n°22 (Santos), qui a positionné sa jambe entre le ballon et son adversaire. Bien que regrettable, la blessure consécutive au contact ne saurait à elle seule dicter la nature de la sanction disciplinaire, explique-t-on dans le débrief de la sixième journée. L’arbitre doit notamment apprécier l’intensité de l’intervention, la vitesse d’exécution, la matérialité du contact et la maîtrise technique du joueur. Dans cette situation, le joueur havrais intervient sans vitesse excessive ni brutalité. Si son action reste fautive et "inconsidérée" au sens de la Loi 12, elle ne présente pas nécessairement les caractéristiques d’une faute grossière». En conclusion, la direction de l’arbitrage juge qu’un «avertissement aurait donc été justifié», pas un rouge.

Amir Richardson pourra donc disputer le prochain match du Havre. Les Lillois, eux, n’en resteront sans doute pas là, eux qui avaient saisi la FFF et la LFP «afin d’obtenir un examen du traitement de cette action», tout en demandant au président de la LFP, Vincent Labrune, de saisir la Commission de discipline. «Le Losc étudie les recours possibles et se réserve le droit d’engager toute action en justice pour obtenir réparation de ses préjudices. Il accompagnera Tiago dans les démarches que celui-ci décidera d’entreprendre pour défendre ses propres droits», avait encore indiqué le club lillois lundi.