L’entraîneur olympien n’a pas caché les difficultés qu’il rencontrait, alors même qu’un départ d’Igor Paixao demeure dans les tuyaux.

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La belle victoire inaugurale contre Strasbourg (4-0) a brièvement fait rempart mais avant un déplacement compliqué dimanche à Monaco, le quotidien de l'OM et de Bruno Genesio reste parasité par les difficultés financières du club, qui envisage de se séparer d'Igor Paixao, son principal atout offensif. «Non, non, il n'est pas vendu !», a tenu à préciser Bruno Genesio samedi en conférence de presse à propos de Paixao.

Il faut dire que la réponse initiale de l'entraîneur marseillais à propos du pénible mercato en cours et de l'avenir de l'ailier brésilien laissait place au doute. «Si je m'attendais à une situation aussi compliquée ? Pas tout à fait. Je savais qu'il y avait des difficultés, mais à ce point-là... Je n'imaginais pas qu'au 29 août on en serait à ce point, sans recrue et à vendre notre meilleur joueur», a-t-il dit.

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Pour l'instant, donc, Paixao n'est pas vendu. Mais le mercato est ouvert jusqu'à mardi soir et son départ est une vraie possibilité, notamment à Sunderland, avec qui un accord est à peu près ficelé. «On ne va pas se mentir, ça crée de la crispation. Mais maintenant c'est McCourt qui décide. Il sait que Genesio et Grégory Lorenzi sont contre», a expliqué à l'AFP une source au sein du club.

La crispation a déjà débordé les grilles de la Commanderie et, en milieu de semaine, une banderole «Fica Igor» (Reste Igor) a été déployée sur la corniche qui surplombe la Méditerranée. Alors que l'OM et ses supporters ont déjà vu filer Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang, Hamed Traoré, Facundo Medina et Geronimo Rulli, le départ de Paixao, bon la saison dernière et excellent depuis le début de la préparation, serait vécu à Marseille comme un immense coup dur.

Si on peut garder Igor, évidemment qu’on sera très heureux de le faire. Si ce n’est pas possible, et il faut quand même envisager ce cas, on aura d’autres solutions.

Stéphane Richard

«Tout le monde a envie de garder Paixao, moi le premier», a pourtant assuré vendredi le président de l'OM Stéphane Richard. «Si on peut garder Igor, évidemment qu'on sera très heureux de le faire. Si ce n'est pas possible, et il faut quand même envisager ce cas, on aura d'autres solutions», a-t-il cependant ajouté. Architecte de ce curieux mercato à zéro recrue, Grégory Lorenzi n'a pas dit autre chose. «C'est un joueur qu'on a envie de conserver, forcément. Mais aujourd'hui, il y a des situations qui font qu'on n'en aura peut-être pas la possibilité», a-t-il lâché en marge du tirage au sort de la Ligue Europa.

Confronté à de lourdes pertes (105 millions d'euros pour la saison 2024-2025), l'OM a en effet été sanctionné et placé sous contrôle cet été, à la fois par l'UEFA et par la DNCG, l'instance de contrôle des finances des clubs professionnels. «Il sera difficile de respecter ces paramètres. Bon courage à Greg Lorenzi...», avait d'ailleurs dit à l'AFP une source au sein de la direction du club le soir même de l'annonce par la DNCG de sa décision.

Encore besoin de vendre

Dans ce contexte, Stéphane Richard et les dirigeants marseillais assurent donc que l'OM doit encore réduire sa masse salariale et réaliser plusieurs ventes avant de, peut-être, retrouver une petite marge de manœuvre sur le marché. «Le mercato est compliqué mais tout le monde le savait. Disons que c'est le moment où se traduisent de façon concrète les difficultés qu'on avait exposées en amont», explique-t-on également dans l'entourage de Frank McCourt.

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En attendant, le paradoxe de cette semaine marseillaise passée à parler de Paixao est qu'elle se terminera dimanche par un match auquel le Brésilien, officiellement touché à une cuisse, ne participera pas. Ensuite, il restera 48h de mercato et l'OM et Genesio, qui a démenti samedi les rumeurs d'une possible démission, sauront plus précisément où ils en sont. «On fera un point après le mercato sur ce qu'on peut faire avec ce groupe et les objectifs qu'on peut avoir. Mais on est le 29 août et je n'ai aucune certitude sur l'effectif que j'aurai au 1er septembre. Donc je ne peux pas parler d'objectifs», a résumé l'entraîneur olympien.