Besogneux et peu inspiré à Troyes pour son premier match (0-0), le Paris FC va tenter d’imposer sa patte pour ses débuts à domicile face à Nice dimanche (15h).
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Les ambitions se heurtent souvent au réel. Celles du Paris FC sont assez grandes même si son entraîneur anglais Liam Rosenior, pour sa seule phrase en français dans le texte en conférence de presse vendredi, s'est borné à répéter que la sienne consistait à «gagner le prochain match». Mais son arrivée cet été, accolée à la griffe de la puissante famille Arnault, propriétaire du mastodonte du luxe LVMH principal actionnaire du PFC, a généré une attente, voire un enthousiasme autour d'un club malgré tout encore en mutation pour sa deuxième saison dans l'élite.
La science du jeune tacticien anglais (42 ans), passé par Strasbourg puis quelques mois par Chelsea, est censée accoucher d'une équipe qui pourrait commencer à lorgner les accessits européens. Mais le Paris FC a encore tout à prouver. Le match à Troyes (0-0), pour le retour de Rosenior en L1, a démontré que le chemin ne sera pas aisé, laissant un goût d'inachevé. Une rencontre dans l'ensemble assez insipide côté parisien, même si la structure défensive a plutôt donné satisfaction. L'animation offensive a péché et Rosenior le sait. «On a été solides à Troyes mais on a manqué de pénétration dans les 30 derniers mètres et un peu de fluidité, assure-t-il. On est dans un processus. Il nous faut de la constance pour atteindre nos objectifs».
On doit être une équipe enthousiasmante à voir jouer, mais il y a des étapes à franchir.
Liam Rosenior
Pour une équipe en plein apprentissage, engagée dans une mue profonde, la fluidité est sans doute l'une des choses les plus dures à installer rapidement. Encore plus avec les retouches au sein de l'effectif effectuées cet été, avec notamment les arrivées de Pablo Pagis et Lassine Sinayoko en attaque. Rosenior a besoin de temps pour imprimer sa marque, faire infuser aux joueurs sa philosophie, une denrée assez rare dans le football. «On doit être une équipe enthousiasmante à voir jouer, mais il y a des étapes à franchir, explique-t-il. Les joueurs doivent comprendre la structure. (Pour Pagis et Sinayoko, ndlr) On leur demande des choses nouvelles, ça prend du temps. Ils ont de nouveaux coéquipiers, ils doivent créer des liens avec leurs partenaires. On verra de belles choses quand les automatismes entre les joueurs seront plus au point», promet Rosenior.
«Il y a un nouveau staff, un nouveau coach qui va être impliqué dans sa façon de jouer. Forcément, ça prend du temps mais je trouve qu'on est sur un très bon chemin. Ça va être beaucoup mieux, je pense», pronostique pour sa part le gardien allemand Kevin Trapp. Pour son premier match au stade Jean-Bouin, devant son public, le Paris FC va devoir démontrer que quelque chose a changé. La saison dernière, le club parisien n'a remporté que sept matches sur sa pelouse. Or, «pour faire une belle saison, il faut performer à la maison», rappelle Rosenior. «On va découvrir le stade avec nos supporteurs. Il y a beaucoup d'attente, on espère donner du bonheur, jouer un foot attractif», résume le tacticien anglais. Une promesse alléchante...
