Hôte du Mans ce dimanche (17h15), le club breton se réjouit d’avoir recruté l’ancien défenseur toulousain.
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Après son match de patron face au Paris SG (2-2), pour la première journée de Ligue 1, le défenseur anglais Charlie Cresswell fait déjà l'unanimité au Stade Rennais qui veut définitivement lancer sa saison face au Mans, dimanche, pour la deuxième levée.
Crédité d'un 7/10 dans L'Équipe et sélectionné pour son équipe-type de la journée, l'international Espoirs a séduit le Roazhon Park, orphelin d'un défenseur vraiment dominant depuis le départ de Nayef Aguerd en 2022. Malgré tout le talent de Jérémy Jacquet, parti à Liverpool, ou d'Abdelhamid Aït-Boudlal, qui jouera à ses côtés, les Rouge et Noir souffraient depuis plusieurs saisons déjà d'une fragilité très pénalisante de leur arrière-garde.
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Concentration parfois défaillante, manque de communication et de leadership, voire d'agressivité ou de vice, les maux étaient clairement nommés par les entraîneurs qui se sont succédé, même s'ils ne concernaient pas que les quatre ou cinq de derrière. Tout en haut de la liste des vœux du club pour ce mercato, il y avait donc cette sentinelle capable de prendre les choses en main et d'insuffler un supplément d'âme indispensable quand on est ambitieux. Et c'est pour cela qu'avec persévérance, patience, et 25 millions d'euros, Rennes a su damer le pion à des clubs de Premier League pour arracher Cresswell à Toulouse qui l'avait acheté cinq fois moins deux ans plus tôt.
Au bout de 15 minutes d’entraînement, on avait compris que c’est le défenseur dont on avait besoin.
Franck Haise
«Le leader vocal, il est arrivé depuis peu mais, au bout de 15 minutes d'entraînement, on avait compris que c'est le défenseur dont on avait besoin», avait même lancé le coach Franck Haise avant le match contre le PSG. «Ce n'est pas que l'on avait de mauvais défenseurs mais, à un moment il faut aussi beaucoup communiquer, impulser... Et Charlie, ça fait partie de ses points forts», avait-il complété. Il n'y a qu'à voir sa réaction, poings serrés et «Yeah !» entendu dans tout le stade, après son dégagement à six mètres de ses buts, à la 13e minute du match face à Paris, pour mesurer l'énergie qu'il peut dégager.
«C'est une très bonne recrue. C'est un très bon joueur, il connaît bien le championnat de France. Il est jeune, mais il a déjà de l'expérience. (...) Il parle beaucoup pendant les matches, mais on a besoin de ça, donc, on est très heureux avec lui», a confirmé vendredi le latéral Przemyslaw Frankowski, qui était associé à lui côté droit de la défense. Avec son 1,90m, son jeu de tête précieux dans les deux surfaces -- il était le troisième joueur à avoir remporté le plus de duels aériens l'an dernier, après Ludovic Ajorque, de Brest et Issa Somaré, qui a aussi signé à Rennes --, il offrira de nouvelles possibilités dans ce domaine aux Bretons.
Inspirer ses partenaires
Mais au-delà de son tempérament et de sa taille, Haise attend de lui qu'il infuse une culture défensive supérieure à ses coéquipiers. «On va pouvoir s'inspirer de sa façon de défendre la surface, parce que, pour le coup, il défend extrêmement bien la surface de réparation», a glissé, vendredi, le technicien qui a loué son excellente «lecture des situations» et son positionnement.
«Cela se construit dans le temps pour certains. Et puis, il y en a d'autres qui l'ont très, très vite, naturellement parce qu'ils sont toujours en lecture et en questionnement de ce qu’il va se passer ? Où est-ce qu'ils peuvent jouer ?», a-t-il détaillé, donnant en exemple le second but parisien où, si Aït-Boudlal avait été un mètre plus bas, il aurait bloqué l'espace dans lequel Ferran Torres s'est infiltré pour égaliser de la tête. Un chapeau sans doute déjà bien large à porter pour un joueur de 24 ans mais Cresswell, qui a confié avoir «adoré chacune des minutes» de sa première au Roazhon Park entend bien savourer son deuxième rendez-vous face au Mans.
