Pris à partie sur les réseaux sociaux pour avoir porté un t-shirt en soutien à Ceuta, l’international marocain Abdessamad Ezzalzouli a tenu à clarifier sa position.
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L'ailier international marocain du Betis Séville, Abdessamad Ezzalzouli, s'est défendu mardi d'avoir exprimé un message politique en arborant la veille, comme tous ses équipiers, un t-shirt en soutien à Ceuta, enclave espagnole au Maroc au cœur d'une crise migratoire et source de tensions entre les deux pays.
Lundi soir, avant le coup d'envoi d'un match du championnat d'Espagne entre Villarreal et le Bétis, les joueurs des deux équipes sont entrés sur la pelouse en arborant ces t-shirts comportant le slogan «Nous sommes tous des Ceutiens».
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À la suite de cette initiative, l'attaquant marocain âgé de 24 ans a été l'objet de réactions hostiles sur les réseaux sociaux, des utilisateurs l'accusant de trahir son pays voire réclamant son exclusion de l'équipe nationale, dont il est un cadre. «Je tiens à clarifier une chose: à aucun moment le maillot qui faisait référence aux habitants de Ceuta n'a été utilisé dans un but politique ou par mépris pour mon peuple, le peuple marocain», a réagi mardi sur son compte Instagram Abdessamad Ezzalzouli, plus communément appelé «Ez Abde».
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L'international a décrit ce geste comme un acte de soutien social à la population de Ceuta, «quelle que soit sa nationalité». «Ce n'est pas des excuses adressées à qui que ce soit», a-t-il martelé à propos de son message sur Instagram. «Je continuerai à garder la tête haute et à représenter mes racines avec fierté et (sens du) sacrifice», a encore écrit l'ancien espoir du Barça.
Ceuta, une des deux enclaves espagnoles au Maroc avec Melilla, est le théâtre de vives tensions depuis un important afflux de migrants en provenance du Maroc fin juillet. Des dizaines de milliers de personnes sont alors entrées illégalement à Ceuta. Si la plupart d'entre elles sont retournées depuis dans leur pays, ils sont encore plusieurs milliers dans la ville autonome, où la situation s'est depuis dégradée. Des voix en Espagne accusent les autorités marocaines d'avoir volontairement laissé cet afflux de migrants se produire, ce que Rabat dément. Le Betis doit disputer un match amical contre Ceuta le 1er octobre à Séville afin de récolter des fonds et de témoigner son soutien à la population de l'enclave.
