Battus lors de leurs deux dernières sorties en Ligue 1, les Sang et Or entrent dans le vif de leur saison avec un déplacement chez le Slavia Prague.
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La fête est finie, l’after aussi, et peut-être que le RC Lens rallumera la piste de danse d’ici quelques jours. Pour l’instant, c’est la gueule de bois. Après une fantastique saison 2025-26, conclue par une 2e place en Ligue 1 et la première Coupe de France de l’histoire du club, les Sang et Or ont prolongé le plaisir en remportant le Trophée des champions, là aussi inédit, aux dépens du PSG le 16 août (1-0). Et ce, dans son antre de Bollaert-Delelis.
«On a montré qu’on a cette faim de gagner et d’écrire l’histoire de ce club magnifique», félicitait alors Dino Toppmöller, successeur de Pierre Sage sur le banc artésien. Dans la foulée, toujours devant son public, Lens retrouvait le championnat avec panache en punissant Auxerre (4-0 après une heure de jeu, 5-2 score final). Deux semaines et demie plus tard, le vice-champion de France s’apprête à retrouver la Ligue des champions, mais sa dynamique est toute autre.
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Lens a entamé «un nouveau cycle»
Car entretemps, Lens est tombé à Strasbourg après avoir mené au score (2-1) et a affiché de sérieuses limites contre Lorient (0-1). Toppmöller, optimiste, balaye les doutes en pointant un simple manque d’application à la finition des actions, ce qui n’agace pas moins ce coach allemand âpotre d’un football offensif. Florian Thauvin, leader technique la saison passée, nommé capitaine pour ce nouvel exercice, a désigné les nombreux changements, dans le staff technique et l’effectif, comme l’une des raisons de ces premières turbulences.
«Il va falloir partir sur un nouveau cycle, trouver un nouvel équilibre», a expliqué l’attaquant de 33 ans, qui a perdu un compère offensif en la personne de Wesley Saïd, en plus des milieux Mamadou Sangaré et Adrien Thomasson. Toppmöller, lui, a aussi rappelé combien l’infirmerie était pleine.
Les défenseurs Maik Nawrocki et Samson Baidoo, ainsi que le milieu Yacine Titraoui, sont encore blessés pour un moment. L’attaquant Franjo Ivanovic était malade contre Lorient, le défenseur Jean-Clair Todibo pas encore prêt, et Matthieu Udol, encore un défenseur, est sorti après une béquille reçue samedi dernier.
Ça va nous faire du bien de changer de compétition, de passer vite à autre chose.
Florian Thauvin, capitaine du RC Lens
Le roc de l’arrière-garde lensoise est incertain pour le déplacement jeudi chez le Slavia Prague (21h) alors que Todibo, ex-international français (2 sélections), pourrait faire ses débuts dans cette situation paradoxale. Car, après tout, le RC Lens retrouve la Ligue des champions, à laquelle il avait déjà goûté en 1998 et 2002, puis en 2023. Il y avait signé des exploits la dernière fois, s’offrant Arsenal et le Séville FC à la maison, et échouant de peu à la qualification pour les huitièmes de finale.
Le problème, c’est qu’aujourd’hui, l’Europe serait autant un plaisir sincère et inespéré pour le 10e budget de L1 la saison dernière, qu’une bouffée d’air frais. Face à Lorient, des sifflets sont tombés des travées de Bollaert-Delelis. «Il faut accepter la réaction», a commenté Toppmöller. «Ça va nous faire du bien de changer de compétition, de passer vite à autre chose», a soutenu Thauvin. Lens n’aura malheureusement pas l’occasion de se rabibocher avec son public avant plus d’un mois. Après Prague, il enchaînera des déplacements chez le promu manceau puis à Monaco, leader de L1 (3 victoires en 3 matches).
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Après la trêve internationale, les Sang et Or retrouveront leur stade, leurs supporters et deux adversaires coriaces : Lyon en championnat (9 octobre) et le Sporting Portugal en Ligue des champions (13 octobre). Dans quel état ? Thauvin et les siens en sauront un peu plus après 90 minutes en Tchéquie.
