DÉCRYPTAGE - Après la large victoire de Lens face à Auxerre pour le compte de la première journée de Ligue 1 (5-2), découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.
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TOPS
Débuts plus que réussis pour Toppmöller
Après le triomphe surprise face au PSG lors du Trophée des Champions (1-0), la lune de miel se poursuit entre Dino Toppmöller et le RC Lens, facile vainqueur d’Auxerre (5-2) ce samedi à Bollaert-Delelis. L’Allemand a déjà réussi à imposer sa patte sur un Racing très séduisant, dans la droite lignée de celui de Pierre Sage, parti à Crystal Palace. Tout n’est pas parfait en termes de maîtrise technique, mais ce début de saison est plus qu’encourageant pour les Artésiens. Attention tout de même aux trous dans la défense, qui n’a pas été impériale. Mais si c’est le seul problème alors que la saison vient de reprendre, c’est que Lens est sur de bons rails.
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Thauvin, c’est reparti pour un tour
La sérénité d’un grand joueur. Florian Thauvin a une fois de plus endossé le costume du chef d’orchestre ce samedi, organisant le jeu lensois. Le leadership du champion du monde 2018 saute aux yeux, tout comme sa confiance. Il a facilement ouvert le score sur pénalty (12e) avant d’offrir une passe clé au Polonais Michal Skoras sur le quatrième but du Racing. Le Français de 33 ans a également très bien tiré les coups francs de son équipe, offrant une nouvelle arme à son entraîneur.
Il a provoqué le dernier pénalty (88e), l’a raté (arrêt de Mamadou Diop) avant... de pouvoir le retirer et de marquer puisque le gardien d’Auxerre n’avait pas les pieds sur sa ligne de but. La saison à peine commencée, Florian Thauvin est déjà revenu à un haut niveau, tant mieux pour Lens, qui en aura bien besoin dans une saison qui s’annonce particulièrement relevée avec le retour du club en Ligue des champions.
Une ambiance des grands jours à Bollaert
Bollaert, c’est incontestablement l’une des meilleures ambiances de France. Le tifo majestueux lors de l’entrée des joueurs a donné le ton. La Lensoise, les corons et même la Marseillaise... Les chants se sont enchaînés avant même le coup d’envoi et jusqu’à la fin de la rencontre. Les supporters du Racing ont mis le feu.
Auxerre s’est bien défendu
L’AJA a fait son possible... avec ses armes. L’équipe de Will Still a affiché un beau visage, même en infériorité numérique, ce qui est encourageant pour la suite. Et ce, malgré les cinq buts encaissés. Après chaque coup dur (premier pénalty, carton rouge, troisième et quatrième buts lensois), les Icaunais ont réagi, que ce soit avec une maîtrise du jeu ou en ripostant directement avec un but.
Les attaquants auxerrois ont su, à deux reprises, profiter des erreurs de la défense artésienne pour réduire le score. Will Still n’a pas procédé au moindre changement dans la foulée du carton rouge reçu par Christ Makosso (35e), signe que son équipe était à l’aise. De plus, Danny Namaso (buteur sur pénalty à la 61e minute) a piégé un Robin Risser trop confiant en dehors de sa surface, forçant la défense lensoise à un exploit pour contrer Romain Faivre, qui avait l’occasion d’égaliser (30e). À noter également la très belle contre-attaque conclue par Lamine Sy pour revenir à 4-2 (69e).
FLOPS
Makosso a ruiné les maigres espoirs de l’AJA
Le résultat de cette rencontre aurait pu être bien différent si Christ Makosso n’avait pas commis cette terrible erreur (35e), faisant tomber Abdallah Sima qui se dirigeait vers le but de Mamadou Diop (même s’il était légèrement excentré). Le Congolais de 22 ans était le dernier défenseur et a donc été logiquement exclu. Auxerre n’aurait probablement pas gagné compte tenu de la forme du RC Lens mais aurait pu poser encore plus de problèmes à cette séduisante équipe artésienne, qui a des lacunes.
Un pénalty très généreux
Le sort de ce Lens-Auxerre aurait aussi pu basculer dès la 12e minute de jeu, lorsque l’arbitre de la rencontre a désigné le point de pénalty après un contact entre Arthur Piedfort et Ismaëlo Ganiou. Le ballon a, en réalité, légèrement touché la main du milieu de terrain icaunais. Mais, détail plus qu’important, le défenseur artésien a retenu le bras de son adversaire pendant leur duel. Le pénalty paraît donc très sévère.
