Vainqueur de son premier Grand Chelem à Roland Garros et finaliste à Wimbledon, Alexander Zverev vivait une période faste dans sa carrière. Le numéro trois mondial est descendu brutalement de son petit nuage, en prenant la porte dès son entrée en lice au Masters 1000 de Montréal contre Tallon Griekspoor (7−6, 2–6, 4–6).

Pour son compatriote Boris Becker, le champion olympique de Tokyo doit passer à autre chose pour réimpulser une dynamique positive. « Boum‐Boum » suggère au natif d’Hambourg de se tourner rapidement vers Cincinnati (du 13 au 23 août).

« Si j’étais lui, je m’empresserais d’enchaîner les victoires. Il a 29 ans, pas 25. Ses principaux rivaux sont plus jeunes, et une nouvelle génération arrive. Après dix ou onze ans de carrière professionnelle, on le ressent physiquement, mais aussi mentalement : on ne peut plus être aussi motivé à chaque match qu’il y a cinq ans. Quand on dispute l’US Open ou Cincinnati pour la douzième fois, cela perd inévitablement un peu de sa nouveauté, alors que le prix à payer pour réaliser la même performance reste tout aussi élevé, voire plus », a commenté le sextuple lauréat en Majeur, dans des propos relayés par Tennis Up To Date.