Même si la baisse du budget du sport pour 2027 est «contenue», le comité olympique et sportif fait état vendredi de «points de vigilance importants», sur les investissements dans les équipements, la sécurisation du Pass Sport ou la baisse du nombre de conseillers techniques.

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Dans le projet de budget présenté jeudi par le gouvernement, les crédits alloués au sport passent de 548 millions en 2026 à 500 millions pour l'an prochain, l'essentiel de la baisse - soit 40 millions - s'expliquant par le transfert du Pass Sport, dispositif d'aide à l'inscription en clubs sportifs pour les enfants de 6 à 17 ans, vers les Caisses d'allocations familiales. «Dans un contexte particulièrement exigeant pour les finances publiques du pays», le CNOSF indique dans un communiqué «prendre acte d'un budget du sport à la baisse contenue. Le projet de loi de finances 2027 suscite néanmoins plusieurs points de vigilance importants», ajoute-t-il. Le mouvement sportif cite «la nouvelle contraction du nombre de conseillers techniques sportifs (CTS).

Après une baisse de 24 postes en 2026, 12 postes supplémentaires seraient supprimés en 2027, alors qu'ils participent directement à la structuration des fédérations, au développement des pratiques et à la haute performance. À moins de deux ans de Los Angeles 2028 et dans la perspective des Alpes 2030, les fédérations ne doivent pas continuer à subir une érosion progressive des CTS». Le CNOSF s'inquiète également de «l'absence dans le projet de loi de finances de nouvelles autorisations d'engagement spécifiquement dédiées aux équipements sportifs», alors que «plus de la moitié du parc a plus de trente ans».

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«Vive inquiétude face au projet de hausse de la TVA de 10% à 20% applicable à la télévision payante»

Par ailleurs, le comité «partage et relaie la vive inquiétude exprimée par les ligues professionnelles face au projet de hausse de la TVA de 10% à 20% applicable à la télévision payante. Dans un marché des droits audiovisuels déjà fragilisé, une telle évolution, si elle n'est pas corrigée par les parlementaires, pèsera immanquablement à terme sur la capacité d'investissement des diffuseurs, sur la valeur des droits sportifs et, par ricochet, sur les ressources du sport professionnel comme du sport amateur».

Il appelle aussi à la «sécurisation» du Pass Sport, «mesure essentielle, dans un contexte où 73% des 11-17 ans ne sont pas aux standards d'activité physique requis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et où les inégalités socio-économiques dans l'accès au sport restent très prégnantes». «Le sport doit être enfin regardé comme un investissement stratégique en faveur de la santé, de l'éducation, de l'insertion et de la cohésion sociale», résume le CNOSF, rappelant que la sédentarité coûte à la France «17 milliards d'euros supplémentaires chaque année».