PORTRAIT - Première femme à terminer les 100 km de Millau sous les huit heures, puis à en enchaîner un second sous cette barre en une semaine, l’athlète de 44 ans cultive une ambition intacte : explorer les possibilités de son corps sans jamais cesser d’apprendre.

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Petite, souriante et discrète en apparence, Stéphanie Gicquel affiche un contraste saisissant avec l’ampleur de ses performances. Fin septembre dernier, la Française a marqué l’histoire de l’ultradistance en remportant les 100 km de Millau en 7h58, devenant ainsi la première femme à passer sous la barre des huit heures depuis la création de cette course mythique. Puis, une semaine plus tard, en bouclant les 100 km de la Somme en 7h49. Deux performances inédites qui nourrissent une ambition plus vaste, celle d’améliorer son record de France des 24 heures et tenter de s’attaquer au record du monde. Son regard est déterminé, son discours réfléchi. Derrière les chronomètres se dessine une personnalité guidée par la curiosité, le goût de l’effort et une envie constante d’explorer de nouveaux territoires, sportifs comme intellectuels.

Rien ne prédestinait Stéphanie Gicquel au sport de haut niveau. Née à Carcassonne, elle grandit dans un milieu modeste, loin du monde du sport. Enfant, elle passe…