Alors que l’équipe de France ne participera pas aux phases finales de la Coupe Davis pour la première fois depuis l’introduction de la nouvelle formule, en 2019, le journal L’Équipe, via un billet d’analyse publié sur son site, a décidé de revenir sur ce petit fiasco, d’autant plus mis en lumière par l’absence du numéro 1 français, Arthur Fils.

Et les mots employés ne sont pas anodins.

« La déroute des Bleus face à Félix Auger‐Aliassime et les siens rend ce désistement encore plus troublant, ou gênant, mettez‑y l’adjectif qui vous convient le mieux. En janvier, déjà, Ugo Humbert, alors n° 2 français, avait aussi choisi de renoncer à sa sélection pour le premier tour au Portel contre la Slovaquie, comme Arthur Fils cette fois. L’équipe de France n’a de toute évidence pas les moyens de ces impasses imposées par ses meilleurs joueurs pour préserver les ambitions individuelles. Bien sûr, Fils n’est pas le premier leader de son pays à se faire porter pâle pour cet ersatz de Coupe Davis. Mais le président de la FFT, Gilles Moretton, qui connaît mieux que personne les sommes investies depuis le plus jeune âge dans ce pur produit fédéral, aurait sans doute apprécié un renvoi d’ascenseur. Pour aller défier Auger‐Aliassime sur ses terres dans un choc pimenté par son caractère francophone et contribuer ainsi à une éventuelle qualification pour la lucrative phase finale à Bologne, fin novembre. »

Publié le dimanche 20 septembre 2026 à 15:15