Invité de RFI ce mardi matin, le capitaine de l’équipe de France a remercié Didier Deschamps et rappelé ses liens avec l’Afrique. Mais il n’est pas revenu sur la polémique en Espagne concernant sa position sur Ceuta.
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La star de l’équipe de France et du Real Madrid était l’invité, ce mardi matin de RFI. Interrogé par Olivier Pron, il n’a pas évoqué les sujets brûlants, comme précisé par la radio : «Des questions sur la présidentielle en France, la gouvernance de la FIFA et la crise migratoire à Ceuta étaient prévues, mais celles-ci ont été refusées par l’entourage de Kylian Mbappé.»
Le Ballon d’Or
« C’est un objectif, pas une obsession. J’ai fait une grande année au niveau individuel. Je sais que c’est le critère le plus important pour le Ballon d’or. J’ai été meilleur buteur de toutes les plus grandes compétitions. Je pense que ça peut être une bonne année pour moi et je le sens bien. (…) C’est un trophée individuel et je pense que c’est ça qui doit primer sur tout. La capacité à être performant individuellement et à brûler la rétine, c’est ce qui marque les gens pour un trophée comme le Ballon d’or. (…) Je serai, bien sûr, déçu (de ne pas lavoir). Un compétiteur, quand il ne gagne pas, il est toujours déçu. C’est plus mon âme de compétiteur qui sera touchée. »
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Quand il se dit « l’élu »
« Je comprends (que ça puisse choquer). Après, en France, il y a beaucoup de choses qui choquent… Je n’ai pas de problème avec ça. Je n’ai jamais voulu faire l’unanimité parce que ce n’est pas possible. Mais je n’arrive pas à être quelqu’un d’autre. Donc, je ne vais pas essayer d’apprendre à être quelqu’un d’autre. J’essaye d’être moi, avec mes qualités et mes défauts, avec mes conquêtes et mes échecs, et j’avance comme ça. »
Zidane succède à Deschamps
« Déjà, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Ce qu’a fait Didier Deschamps en équipe de France, c’est incroyable. Il a marqué l’histoire, il a remis vraiment l’équipe de France à la place où elle doit être. Pour ça, on sera toujours reconnaissant. Maintenant, c’est une nouvelle étape, avec un nouveau coach. On va voir comment ça va se passer. On va devoir prendre nos marques. Mais on va tout de suite être mis dans le bain et on va devoir tout de suite recommencer à gagner parce que c’est ce que les gens attendent de nous. »
Ses liens avec l’Afrique
« Ce sont mes origines. J’ai toujours eu une éducation qui a eu une culture africaine. Même si je suis né en France et que j’ai tout fait en France, je n’ai jamais coupé le lien avec mes racines. Je pense que c’est important parce que ça fait partie de la personne que vous êtes, des valeurs qu’on vous inculque. (…) À chaque fois que je vais en Afrique, je suis toujours extrêmement bien reçu. Je reçois l’amour des gens. Et c’est vraiment gratifiant de ressentir le soutien de tout un continent. »
Les joueurs binationaux
« C’est quelque chose de très personnel. Je pense que c’est quelque chose qui doit être profond, qui doit venir de l’intérieur de toi, de ton histoire de vie. Chacun a une histoire de vie différente, chacun a une relation différente avec le pays qu’il veut représenter. Et je pense que, quand on parle du pays, on doit vraiment parler de l’amour pour son pays et l’histoire qu’on a avec le pays en question, et pas seulement d’un projet sportif. Mais c’est une question qu’il faut demander à ceux qui le vivent, parce que c’est vraiment quelque chose qui est propre à chacun. (…) À partir du moment où tu es Français, tu es né en France, tu as fait toutes tes classes en équipe de France, je pense qu’il n’y a rien de plus naturel. »
