Face à la crise dans laquelle est plongée la gouvernance des Alpes 2030, la direction par intérim promet un plan d’action d’ici octobre pour apaiser les tensions, tout en assurant que le projet reste solide et soutenu par le CIO.

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Le comité d'organisation des JO 2030, secoué par une crise de gouvernance qui a coûté son poste à son président Edgar Grospiron, a promis vendredi un «plan d'action» pour répondre à un audit social faisant état de «dysfonctionnements» internes mais pas de «souffrance généralisée» selon lui.

En juillet, un mois après son arrivée, Vincent Roberti, numéro 2 du Comité d'organisation des prochains Jeux olympiques et paralympiques d'hiver qui se tiendront dans les Alpes françaises, avait annoncé le lancement d'un audit après une série de démissions. Le 10 septembre, c'est le président de l'instance, Edgar Grospiron, qui annonçait son départ. Vincent Roberti, désigné cette semaine président par intérim du Cojop, a présenté jeudi aux salariés les résultats de l'enquête menée entre juillet et août par un cabinet extérieur, à laquelle ont répondu 92% des 108 salariés.

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«L'audit identifie 27 personnes en situation de travail tendu, dont huit expriment un manque de soutien», tandis que 37% des répondants se déclarent en «stress élevé», selon des éléments transmis vendredi à la presse par le Cojop, et qui avaient été dévoilés par le Parisien. «Ces résultats doivent être lus et interprétés comme une photographie prise au point haut de la crise de gouvernance, à un instant T qui a évolué depuis, mais qui ne doit pas être minorée pour autant», déclare le comité d'organisation qui reconnaît que «la période a été éprouvante pour les salariés».

«Le diagnostic décrit une organisation sous tension» et les «résultats ont montré des dysfonctionnements», indique l'instance pour laquelle «ce constat appelle des corrections ciblées, mais ne décrit pas une organisation en souffrance généralisée». «L'objectif du Cojop est d'engager rapidement des changements durables pour créer un cadre de travail plus serein», affirme l'organisation qui annonce qu'un «plan d'action sera engagé dès le mois d'octobre pour s'attaquer aux causes identifiées par le diagnostic, en commençant par les équipes les plus exposées, et des points de suivi réguliers permettront d'en mesurer les effets et d'ajuster ce qui doit l'être».

Le Cojop tient également à souligner que selon l'audit, «65% des collaborateurs déclarent être toujours aussi motivés que lors de leur arrivée dans la structure et ce malgré les turbulences d'une année particulièrement intense». Mercredi, soit moins d'une semaine après la démission d'Edgar Grospiron, une délégation du comité international olympique (CIO) a estimé que les fondations d'Alpes 2030 étaient «solides, bien ancrées», se disant «rassurée par les progrès accomplis» au terme d'une visite de trois jours à Lyon sur les sites qui accueilleront les épreuves de glace en 2030.