Les riverains d’Oullins-Pierre-Bénite, où sera installé le village olympique du pôle glace des JO 2030, interpellent le gouvernement pour débarrasser ce territoire, situé dans la Vallée de la chimie, des PFAS d’ici 2030.

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Des riverains d'Oullins-Pierre-Bénite, dans la « vallée de la chimie », au sud de Lyon, ont appelé mercredi à débarrasser leur ville des polluants éternels, les PFAS, avant qu'elle n'accueille des athlètes du monde entier pour les JO 2030. « On veut profiter de ces JO pour que les gens prennent conscience qu'il faut faire quelque chose », explique à l'AFP Thierry Mounib, président de l'association Bien Vivre à Pierre-Bénite.

Cette structure, qui représente une quarantaine de familles, a lancé une pétition et écrit aux principaux responsables des JO, Edgar Grospiron, président du Comité d'organisation des jeux, au gouvernement, aux élus locaux et régionaux, à la préfecture pour leur demander de relever un « challenge : 2030, NO PFAS ! ».

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Le village olympique dans la vallée de la chimie

Oullins-Pierre-Bénite, en périphérie de Lyon, où se dérouleront les épreuves de glace des JO de 2030, a été désigné début août pour accueillir le village olympique du pôle glace. Il s'agit par ailleurs d'une zone répertoriée à ce stade comme l'une des plus polluées aux PFAS en France et où vivent quelque 200 000 personnes. Les groupes français Arkema et japonais Daikin en produisent depuis des années dans leurs usines de cette « vallée de la chimie ».

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« Nous sommes très heureux d'avoir été choisis pour accueillir le village olympique, mais nous ne voulons pas que simultanément un nouveau PFAS se retrouve dans la nature », ajoute Thierry Mounib en référence à un nouveau PFAS, qui a été autorisé fin juillet par la préfecture pour une utilisation à partir de fin 2027 sur le site de Daikin.

Les écologistes du Rhône, dont les deux députés Marie-Charlotte Garin et Boris Tavernier, ont également demandé mercredi dans un communiqué le retrait de ce PFAS autorisé fin juillet, estimant que le « principe de précaution doit prévaloir » dans un « territoire d'ores et déjà surexposé ». Au moment de la publication de l'arrêté, la préfecture indiquait qu'il s'agissait d'« un produit ni interdit ni soumis à restriction dans l'Union européenne », déjà utilisé par exemple dans les systèmes de climatisation automobile, et qu'il devait remplacer un autre PFAS « considéré comme susceptible d'être cancérigène ».

Quasi indestructibles, les substances per- et polyfluoroalkylées, ou PFAS, massivement utilisées dans l'industrie chimique, s'accumulent avec le temps dans l'air, le sol, les eaux des rivières, la nourriture et jusqu'au corps humain, d'où leur surnom de polluants éternels. Certains ont des effets délétères pour la santé.