Le président du comité d’organisation traverserait, selon le Parisien, une nouvelle phase critique.
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Selon le Parisien, l’annonce ce mercredi d’un nouveau partenaire du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 a été différée en raison d’une «semaine importante», avec notamment un bureau exécutif ce jeudi qui pourrait se pencher, une nouvelle fois, sur la place et l’avenir d’Edgar Grospiron, à la tête de l’instance. Depuis le début de l’aventure et l’attribution des JO en ouverture des Jeux de Paris 2024, au terme d’une candidature express bouclée en quelques mois seulement, les tensions, les crispations, les dissensions se multiplient et menacent l’équilibre et le futur du projet.
Après le renoncement de Martin Fourcade le 3 février 2025 qu’Emmanuel Macron avait présenté comme le «Tony Estanguet des montagnes», Edgar Grospiron avait été officiellement nommé à la tête du Cojop le 18 février 2025. Si le champion olympique des bosses des JO d’Albertville en 1992 n’était pas candidat, il a ensuite épousé le projet, relevé le défi et vu les difficultés se succéder, comme la finalisation de la carte des sites (sans Nice, avec le hockey sur glace implanté à Lyon, le patinage de vitesse à Heerenveen aux Pays-Bas…), sans oublier les problèmes de gouvernance et les divorces (notamment Cyril Linette, le directeur général, Anne Murac la directrice des opérations, Arthur Richer le directeur de la communication et Bertrand Méheu le président du comité des rémunérations) qui ont, durant les JO d’hiver de Milan-Cortina 2026, fait de l’ombre à l’épais dossier, mis en lumière les divergences.
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La nomination le 11 mai de Vincent Roberti, préfet du Tarn-et-Garonne, avait amené un peu de sérénité, avant les révélations du Parisien faisant état en juillet de tensions toujours vivaces au sein des salariés du comité d’organisation. En s’engageant, Edgar Grospiron savait que la tâche serait ardue. Il ne découvre rien. Il a pour l’instant su conserver la confiance des parties prenantes (l’État, les régions Auvergne-Rhône Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Comité national olympique et sportif français), résisté à des épisodes tendus. Le projet qui n’a plus de temps à perdre ne peut plus se permettre de laisser les divisions gagner du terrain…
