Visé par une procédure du parquet de Lucerne pour un faux certificat de vaccination, Granit Xhaka ne participera pas aux rencontres de la Nati en Ligue des nations. Le capitaine suisse a reconnu les faits sur Instagram et présenté ses excuses.

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Convoqué par Murat Yakin pour disputer les quatre prochains matchs de la Suisse en Ligue des nations, Granit Xhaka manquera finalement à l’appel. D’après une enquête du média helvète Blick, celui qui est le capitaine et joueur le plus capé de la Nati fait l’objet d’une procédure ouverte par le parquet de Lucerne. Le milieu de Sunderland est visé avec une médecin lucernoise, soupçonnée de lui avoir délivré un certificat Covid alors qu’il n’était pas vacciné.

L’Association suisse de football a déjà réagi ce lundi, en indiquant que, «d’un commun accord», Xhaka sera absent du rassemblement qui débute ce lundi à Belek, en Turquie, ainsi que des prochains matchs prévus début octobre.

«J’étais en proie à la peur»

L’intéressé s’est exprimé de son côté sur son compte Instagram, où il reconnaît avoir acheté ce faux certificat de vaccination.

«Ces derniers jours, on a beaucoup parlé d’une affaire de mon passé. Je tiens à m’exprimer personnellement à ce sujet, a déclaré l’international suisse. À l’époque, j’étais personnellement très inquiet et j’avais de sérieuses réserves concernant la vaccination contre le Covid-19. Je me méfiais profondément du vaccin et j’étais en proie à la peur et à l’incertitude. Dans cet état d’esprit tourmenté, j’ai acheté un certificat de vaccination au lieu de chercher à répondre à mes interrogations par les voies prévues. Aujourd’hui, je comprends clairement que cette démarche n’était pas la bonne. C’était une erreur. Je m’en excuse.»

En cas de condamnation, Xhaka s’expose à des poursuites pénales potentiellement lourdes. Interrogé par Blick, André Kuhn, spécialiste du droit pénal suisse, rappelle que «le faux dans les titres est passible d’une peine pécuniaire ou d’une peine privative de liberté pouvant aller jusqu’à cinq ans». Ce sera désormais à la justice lucernoise de se prononcer, alors que l’avenir professionnel et personnel du capitaine de la Nati demeure incertain.