LE SCAN SPORT - Après l’attaque raciste de Trappes, qui a fait un mort et cinq blessés, l’internationale française de handball Méline Nocandy a exprimé ses peurs sur Instagram.
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«Je joue en France. Je joue pour l’équipe de France.» Sous la plume de Méline Nocandy, ces mots ne sont pas une déclaration de fierté, mais le début d’une inquiétante confidence. Après l’attaque raciste survenue ce vendredi à Trappes, dans les Yvelines, la handballeuse française a partagé sur Instagram sa peur d’être prise pour cible en raison de sa couleur de peau.
«Je défends les couleurs de l’équipe de France dans le monde. Mais je pourrais mourir dans la rue de cette France à cause de ma couleur de peau», écrit la joueuse du Brest Bretagne Handball. Une déclaration lourde de sens pour la native de Saint-Claude, en Guadeloupe, sacrée championne olympique à Tokyo en 2021 et forte de 87 sélections sous le maillot tricolore.
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Une prise de parole après la mort d’un combattant de MMA
Son message intervient après la mort de Pengo Bossio Wangi, 26 ans, tué ce vendredi lors de l’attaque de Trappes et de La Verrière, qui a également fait cinq blessés. Combattant amateur de MMA, le jeune homme s’entraînait à l’Atch Academy, à Aubervilliers, et rêvait de passer professionnel. Sa disparition a bouleversé le milieu des sports de combat. Salahdine Parnasse, qui a également fréquenté ce club, lui a rendu hommage sur les réseaux sociaux. «Repose en paix ! Toutes mes pensées à sa famille et à ses proches, on ne t’oubliera pas», a-t-il écrit.
Plus qu’un hommage, Méline Nocandy livre surtout un sentiment personnel face à ce drame. «C’est un peu bizarre cette sensation. J’avais ça à partager…», confie-t-elle, sans chercher à masquer son trouble. La championne olympique termine sa publication par une question. «C’est si difficile d’être en paix et en sécurité ?»
