LE SCAN SPORT - Sacrée championne WNBA, l’internationale française dénonce les menaces reçues pour ses prises de position. Dans un entretien à GQ publié ce jeudi, elle réaffirme ses convictions sans céder aux fortes critiques.
Passer la publicité Passer la publicité
«Au bout du compte, je dribble avec un ballon de basket pendant que quelqu’un se bat pour sa vie». Tout juste sacrée championne WNBA et élue MVP des Finales avec les Golden State Valkyries, la capitaine de l’équipe de France fait parler d’elle bien au-delà des parquets. Dans un entretien accordé à GQ, publié ce jeudi, la joueuse de 30 ans revient sur son engagement en faveur des athlètes transgenres. Des prises de position qui ont suscité une vague d’hostilité à son égard…
«Beaucoup de menaces de mort»
Très loin de l’euphorie de son sacre, la Française a révélé ce lundi 2 novembre, lors d’une conférence de presse organisée par son club, avoir reçu «beaucoup de menaces de mort». Situation qui a profondément perturbé son quotidien. «Il y a eu des soucis de sécurité et autres, et des moments où je me suis demandé comment j’allais pouvoir jouer malgré tout ça», a-t-elle confié.
Passer la publicité
À l’origine de cette polémique, ses déclarations en faveur de l’inclusion des personnes transgenres dans le sport féminin. «On voit les droits des personnes transgenres être bafoués», dénonçait-elle, assurant qu’elle accueillerait volontiers une athlète transgenre dans son équipe ou parmi ses adversaires.
«Ne regardez pas mes matchs»
Malgré les menaces et les critiques, Gabby Williams refuse de revoir ses convictions. «Je ne veux jamais compromettre mes valeurs pour ma carrière», assure-t-elle dans GQ. Un engagement d’autant plus personnel que l’internationale française appartient elle-même à la communauté queer. «Je suis très proche de nombreuses personnes trans, ce sont des êtres humains comme les autres», rappelle-t-elle.
Pas question non plus d’adoucir son discours pour préserver sa popularité. «Je dis simplement ce que je pense. J’exprime ce que je ressens», poursuit la basketteuse. Et à ceux qui voudraient la voir renoncer à ses principes, elle rétorque sans détour «Alors ne m’appréciez pas. Ne regardez pas mes matchs.» Avant de lâcher sa dernière formule. «Si j’ai énervé un intolérant, tant mieux.»
