Pour sa première convocation en sélection, l’attaquant de Rennes n’a pas caché son émotion. De son enfance à son père, il est revenu sur tout ce que cela représente.
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«Je la chantais le matin au réveil. Je réveillais tout le monde comme ça.» Esteban Lepaul n’a pas attendu sa première convocation pour connaître La Marseillaise par cœur. Quelques heures après l’annonce de sa convocation par Zinédine Zidane, l’attaquant de Rennes s’est replongé dans ses souvenirs d’enfance, forcément particuliers au moment de découvrir enfin les Bleus.
Appelé pour la première fois avec l’équipe de France, Lepaul mesure le chemin parcouru. Il évoluait encore à Épinal, dans le monde amateur, il y a deux ans. Désormais âgé de 26 ans, après avoir explosé sous les couleurs d’Angers puis de Rennes, il s’apprête à découvrir le groupe tricolore lors du prochain rassemblement. «C’est la continuité de plein de travail, de plein de réussite et de plein de choses qui ont fonctionné, mais c’est un rêve», a-t-il confié dans une vidéo publiée par son club.
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«Il n’y a rien de plus haut que de porter le maillot de son pays (…) C’est de la folie, ça dépasse tout». Et le Breton pense déjà à ses premiers entraînements avec les cadres de la sélection : «Il n’y a que ce qui se fait de mieux au monde dans la liste. À l’entraînement, je vais apprendre et me rendre compte pourquoi il y a des mecs qui jouent au Real Madrid, au Bayern Munich ou à Barcelone».
«J’aime juste la France pour son histoire»
Cette première ramène également le Français vers son histoire familiale. Son père, Fabrice Lepaul, ancien footballeur professionnel, décédé à 43 ans en 2020, des suites d’un accident de la circulation. «Je pense qu’au moment où sa carrière s’est arrêtée, c’était peut-être le moment où il aurait pu y aller (en équipe de France)», raconte Lepaul, en référence à une possible sélection de son père avec les Bleus.
Le meilleur attaquant de Ligue 1 la saison passée s’est ensuite éloigné du football en parlant de ce que représente la France à ses yeux. Sans détour : «J’aime la France, et là je sors du foot, j’aime mon pays, je trouve que la France c’est trop beau, je trouve que notre culture est trop bien. En fait, j’aime juste la France pour son histoire et tout. Je kiffe ce pays.»
Une passion que sa famille connaît depuis longtemps puisque son parrain lui aurait d’ailleurs rappelé un souvenir sympathique après l’annonce : «Tu nous as saoulés à nous chanter la Marseillaise toute la journée depuis tout petit, là tu vas la chanter en vrai.» Un fait qu’Esteban Lepaul confirme fièrement. «Je la chantais le matin au réveil. Je réveillais tout le monde comme ça. Je ne sais pas pourquoi mais c’est un truc qui m’avait marqué. Je l’avais apprise hyper tôt».
Le Breton aura l’occasion de la chanter pour la première fois dans la peau d’un international français le 25 septembre, face à la Turquie, pour ce premier match de la Ligue des nations.
