Ce soir, les Bleus de Zinédine Zidane retrouvent le Stade de France face à l’Italie - son premier match à domicile en tant que sélectionneur. Un symbole fort, puisque c’est justement lui qui, le 28 janvier 1998, avait inscrit le tout premier but de l’histoire de l’enceinte.

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Il y a des coïncidences qui donnent le frisson. Vingt-huit ans après avoir ouvert le compteur buts du Stade de France, Zinédine Zidane s’apprête à y fouler la pelouse pour la première fois en tant que sélectionneur. Entre les deux dates, une carrière entière, trois étoiles manquées puis une décrochée, et un «Zizou» devenu légende absolue du football tricolore. mais tout, ou presque, a commencé ce fameux 28 janvier 1998.

Une inauguration XXL, sous la neige et l’Histoire

Ce jour-là, la France n’inaugure pas qu’un simple stade. Elle ouvre les portes de son nouveau temple, à six mois à peine du Mondial qu’elle s’apprête à organiser. «La France possède enfin un stade digne de ce nom», lance Thierry Roland avant le coup d’envoi. Pour l’occasion, les Bleus défient l’Espagne, une Roja alors increvable, invaincue depuis 31 matches consécutifs. Dans les travées, c’est carton plein. 78 836 spectateurs - un record absolu pour un événement sportif en France à l’époque - avec Jacques Chirac et le président de la Fifa, João Havelange. La pelouse est gelée, les conditions dantesques. Mais rien n’y fait. Le Stade s’apprête à vivre sa première grande soirée.

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20e minute, Zidane écrit la première ligne

Le scénario, lui, ne pouvait pas mieux tomber. À la 20e minute, Youri Djorkaeff tente sa chance, le ballon claque sur le poteau, repoussé par le gardien espagnol Andoni Zubizarreta. Dans la surface, un certain numéro 10 ne traîne pas. Zinédine Zidane surgit et pousse le cuir au fond des filets, du droit. Le tout premier but de l’histoire du Stade de France vient d’être inscrit. «L’histoire retiendra !», lance Thierry Roland au micro.

Un septième but en Bleu pour «Zizou», mais surtout une empreinte éternelle dans les fondations du stade. Après la rencontre, le futur Ballon d’Or livre une analyse presque prémonitoire. «Je suis conscient d’avoir marqué un but historique ce soir au Stade de France […] Mais la Coupe du monde est encore loin et nous avons encore des progrès à effectuer. » Une lucidité qui, on le sait aujourd’hui, allait déboucher sur le plus beau des épilogues cinq mois plus tard.

Une victoire qui lance une aventure historique

Le score ne bougera plus. La France s’impose 1-0, met fin à l’invincibilité espagnole, et lance une dynamique XXL à l’approche du Mondial. Aimé Jacquet ne s’y trompe pas en conférence d’après-match : «Ce n’est que le début d’une aventure.»

Sur la pelouse ce soir-là, deux noms font leurs grands débuts en Bleu : David Trezeguet et Bernard Diomède. Côté espagnol, un certain Luis Enrique porte le brassard. Une anecdote qui prend aujourd’hui une saveur particulière, l’ancien milieu offensif étant désormais sur le banc du PSG, où il vient d’enchaîner deux sacres consécutifs en Ligue des champions. Deux grands hommes présents ce soir-là, devenues aujourd’hui entraîneurs au sommet de leur art.

Zidane retrouve le Stade de France, cette fois sur le banc, face à l’Italie, pour sa grande première à domicile comme sélectionneur, à 20h45.