À l’aile, LBB affole les compteurs sous le maillot de l’UBB (et du XV de France). Mais son manager, Yannick Bru, compte désormais également sur lui en numéro 10. Explications.
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Les spectateurs du match amical entre l’Union Bordeaux Bègles et Pau (47-27), samedi, ont dû se frotter les yeux pour être certains de ne pas avoir la berlue. Mais non. En cours de rencontre, c’est bien Louis Bielle-Biarrey qui a délaissé son aile pour se positionner… à l’ouverture !
Avant la reprise du Top 14, le manager girondin, Yannick Bru, a innové, dévoilant, lors du dernier quart d’heure, son plan secret pour la saison à venir. Interrogé sur le sujet, il ne s’est pas défaussé, confiant tester cette option à l’entraînement depuis un moment.
« C’est un ouvreur de formation, il ne faut pas l’oublier… »
Yannick Bru
«Louis a une puissance de jeu au pied qui est hyperintéressante, et on a envie d’explorer ça, a déclaré Yannick Bru en conférence de presse, des propos relayés par Midi Olympique. C’est un ouvreur de formation, il ne faut pas l’oublier…» Vrai, mais cela remonte à son adolescence. Depuis, LBB fait des étincelles à l’aile (34 essais en 31 matchs la saison dernière)...
En professionnel, Louis Bielle-Biarrey n’a jamais commencé un match avec le n°10 dans le dos. Ni même dépanner à ce poste en cours de jeu. Délicat donc de l’imaginer à l’ouverture, avec les exigences que cela implique en termes de repères collectifs et de présence défensive.
La règle des 8 remplacements impose plus de polyvalence
Pourquoi, dès lors, imaginer cette option sachant que l’UBB compte dans ses rangs Matthieu Jalibert, Hugo Reus et le jeune Félix Daguay à ce poste ? Le retour à la règle des 8 remplacements (et bon plus 12 avec un ballet incessant depuis le banc de touche) oblige les managers à s’adapter, à prévoir plus de polyvalence.
Cette option est-elle viable à l’avenir. Yannick Bru, dans un sourire, l’assure. «Je pense qu’il faut vous habituer à ce moment où Louis va basculer à l’ouverture…»
