En marge du conflit sur la gouvernance du football mondial, l’UEFA lance un nouvel outil pour limiter le recours au VAR par les arbitres. Un positionnement allant à l’encontre de celui de la Fifa à ce sujet.
Passer la publicité Passer la publicité
Sur l’arbitrage vidéo aussi, l’UEFA n’est pas d’accord avec la Fifa. En conflit ouvert avec la Fédération internationale dirigée par Gianni Infantino en ce qui concerne la gouvernance du football mondial, l’institution européenne souhaite par ailleurs modifier le champ d’action du VAR. Pour cela, l’instance présidée par Aleksander Čeferin instaure Clear Line, «une nouvelle plateforme qui fournit des orientations claires afin de favoriser une application cohérente des lois du jeu et de l’utilisation du VAR», indique à L’Équipe Roberto Rosetti, le patron de l’arbitrage à l’UEFA.
Cet outil va offrir «un éclairage sur le raisonnement qui sous-tend les décisions dans bon nombre des situations les plus complexes et les plus controversées du football», en rassemblant «plus de 150 situations d’arbitrage» et en fournissant «des orientations détaillées sur la manière dont les lois du jeu doivent être interprétées et sur les cas dans lesquels le VAR doit intervenir - ou ne doit pas intervenir - dans des situations spécifiques», détaille Roberto Rosetti.
Passer la publicité
«Nous voulons des arbitres avec de la personnalité et un VAR qui n’est qu’une aide ponctuelle»
En clair, dans ses compétitions (Euro, Ligue des champions, Ligue Europa...), l’UEFA veut remettre l’arbitre central au centre de la décision. Tandis que lors de la dernière Coupe du monde de la Fifa, les recours possibles à l’arbitrage vidéo avaient été élargis au-delà de la correction des erreurs dites manifestes. «L’assistance vidéo ne doit être utilisée qu’en cas d’erreur claire et évidente. Le VAR n’arbitre pas le match. Il est juste là pour des situations claires et des erreurs évidentes, ajoute Roberto Rosetti. Nous voulons des arbitres avec de la personnalité et un VAR qui n’est qu’une aide ponctuelle. Il faut conserver le football que l’on aime et que nos parents aimaient [...] Aujourd’hui, nous ne sommes pas très contents de l’usage qui est fait parfois du VAR, qui s’intéresse à des choses microscopiques.»
Reste à savoir comment ces discours et ces idées se traduiront sur les terrains européens dans les prochaines semaines.
