Ce Seine-et-Marnais a repris le running de zéro à l’âge de 49 ans. À 62 ans, il est le meilleur du monde dans sa tranche d’âge sur 5, 10 et 20 km route. Plan d’entraînement, renforcement musculaire, hygiène de vie, psychologie… Il partage ses conseils pour devenir un coureur performant après 50 ans.
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Joël Rondole a 62 ans. Mais ses résultats, obtenus ces derniers mois, seraient aussi considérés comme exceptionnels pour un coureur de 25 ou de 30 ans. Il a battu trois records du monde dans sa tranche d’âge : 16’01’’ sur 5 km, 32’34’’ sur 10 km, ou encore 1h07 sur le 20 km de Paris. Il a aussi deux fois bouclé le redoutable UTMB (Ultra-trail du Mont-Blanc). Pourtant, cet habitant de Bussy-Saint-Georges n’a pas couru toute sa vie. Il a arrêté à l’adolescence, pour reprendre le running de zéro à l’âge de 49 ans.
À ce moment-là, il décide de s’y remettre, par «goût de la compétition». Mais ses ambitions sont vite douchées. «Le corps ne suivait pas. J’ai repris tout seul, trop vite, j’ai cru qu’en quelques footings j’allais de nouveau avoir un bon niveau. J’avais tout faux. Toutes les bêtises que peut faire quelqu’un qui reprend la course à pied je les ai faites», se souvient-il.
Joël Rondole, à qui il a fallu treize ans pour passer du statut de coureur quasi-débutant à triple recordman du monde, nous raconte son organisation quotidienne et livre tous ses secrets d’entraînements. Des conseils utiles aux quinquagénaires et sexagénaires qui souhaitent progresser.
