RÉCIT - À l’été 2023, le gardien italien - alors au PSG - et sa compagne sont violemment cambriolés dans leur appartement de l’avenue Montaigne, à Paris. L’enquête met au jour une vaste organisation sous la coupe de deux détenus dangereux, accusés d’avoir recruté et terrorisé leurs exécutants depuis la prison. L’un d’eux sera retrouvé pendu dans sa cellule.
21 juillet 2023, 1h40. L’avenue Montaigne est plongée dans l’obscurité quand surgit une Renault Clio blanche, avec cinq individus à bord. Après avoir quitté Issy-les-Moulineaux, l’équipée s’est progressivement rapprochée des quartiers huppés de la capitale: porte d’Auteuil, Trocadéro, rue François Ier, avenue George V avant de rejoindre l’artère aux célèbres maisons de luxe. Deux premiers individus s’échappent de la voiture, l’un en revient puis 7 minutes plus tard, trois silhouettes s’évanouissent dans la nuit. À 3h15, le commissariat du 8e arrondissement de Paris est avisé qu’un violent home-jacking vient de survenir dans un appartement cossu, au 9e étage du numéro 16, avenue Montaigne. Les victimes sont Gianluigi Donnarumma, alors gardien du PSG, et sa compagne. Il s’inscrit dans une série noire de cambriolages violents visant alors des célébrités en Île-de-France. Trois ans plus tard, Le Figaro se plonge dans les coulisses d’une opération à 2 millions d’euros qui aurait été commanditée directement depuis la prison. «Kiki» et «Ganito», deux détenus dangereux dont le second s’est évadé en mars dernier, sont accusés d’avoir recruté de jeunes délinquants pour le cambriolage. L’un d’eux, cible de graves pressions, a mis fin à ses jours en détention.
«Les montres, les montres»
Auditionné par la Brigade de répression du banditisme (BRB) saisie des investigations, le couple rapporte avoir été brusquement réveillé vers 3 heures du matin. «Une personne m’a dit "chut", puis est venue sur moi, m’a donné…
