La Tchéquie et trois pays nordiques ont publié ce mardi des communiqués pour préciser qu’ils n’affronteront pas la Russie aux championnats du monde de hockey sur glace.

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Quatre pays majeurs du hockey ont déclaré mardi refuser d'affronter la Russie lors des prochains championnats du monde de hockey sur glace en raison de la guerre en Ukraine, emboîtant le pas à la Finlande. Trois nations nordiques, la Norvège, la Suède et le Danemark, rejoints par la République tchèque, ont publié mardi des communiqués annonçant leur position, en réponse à la décision rendue vendredi par le Tribunal arbitral du sport (TAS). La juridiction sportive a ordonné la réintégration de la Russie aux championnats du monde de hockey sur glace dès cette saison, contre l'avis de la Fédération internationale (IIHF) qui a banni les sportifs russes de ses compétitions depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.

Les pays nordiques sont de fidèles soutiens de l'Ukraine et la Fédération norvégienne de hockey sur glace a indiqué mardi dans un communiqué qu'elle «n'affrontera(it) pas la Russie lors des Championnats du monde 2027». «Notre position selon laquelle la Russie doit être exclue de tous les championnats internationaux pendant la durée de la guerre en Ukraine reste inchangée», a-t-elle souligné, assurant en revanche vouloir disputer les autres matches de groupe comme prévu. «Par souci de l'intégrité du hockey sur glace, nous ne nous voyons pas jouer contre la Russie, dans la situation actuelle. Cela finirait en chaos si nous le faisions», a pour sa part argué le président de la fédération danoise, Henrik Bach Nielsen, à l'agence Ritzau.

Du côté de la Suède, la fédération a rappelé qu'il restait «inconcevable que la Russie prenne part au hockey sur glace international tant que la guerre en Ukraine se poursuit». «Les équipes nationales suédoises ne joueront pas de matches contre les équipes nationales russes», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «Personne ne doit mettre en doute la position de la Tchéquie», a indiqué pour sa part le secrétaire général de la fédération tchèque de hockey Jan Cerny, «nous avons clairement rejeté le retour des équipes nationales russes en compétition internationale dans la situation présente».

«Tous les moyens possibles»

Selon le ministre russe des Sports, Mikhaïl Degtiarev, à la suite de la décision du TAS, la première compétition à laquelle participeront les hockeyeurs russes sera les championnats du monde juniors au Canada, du 26 décembre 2026 au 5 janvier 2027. Les championnats du monde masculins doivent ensuite se dérouler en Allemagne en mai 2027, puis l'édition féminine en novembre 2027 au Canada.

Lundi, la Finlande, championne en titre chez les hommes en seniors, a affirmé qu'elle utiliserait «tous les moyens possibles» pour empêcher la réintégration de la Russie. La ville finlandaise de Turku a annoncé pour sa part qu'elle renoncerait à organiser les championnats du monde juniors en 2027-2028 si la Russie voisine devait y participer.