La saison de Daikin Starligue commence ce vendredi par un duel Chambéry-PSG. Le club de la capitale tentera d’enchaîner un 13e titre consécutif malgré l’instauration d’une grande nouveauté : des play-offs à l’issue de la phase de championnat.
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13 sera-t-il un chiffre porte-malheur pour le Paris SG ? Champion de France ces douze dernières saisons sans discontinuer, le club de la capitale s’attaque, à partir de ce vendredi et un déplacement potentiellement périlleux du côté de Chambéry et son Phare souvent imprenable, à une nouvelle conquête domestique.
Avec un effectif quasi inchangé par rapport à la saison dernière si proche de la perfection (29 victoires et un seul résultat nul, concédé à Nantes), la formation parisienne, toujours dirigée par Stefan Madsen, misera sur la continuité et la stabilité pour décrocher une nouvelle couronne le 5 juin prochain. À une différence notable toutefois, totalement indépendante de sa volonté : le prochain titre sera décerné non pas à l’issue du championnat – comme le voulait la tradition depuis 1984 –, mais d’un play-offs qui mettra aux prises les quatre premiers de ce qu’il conviendra d’appeler désormais une phase régulière, avec des demi-finales disputées par aller-retour au contraire de la finale.
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Une formule similaire à celle d’autres sports, comme le rugby ou le basket, instaurée dans le but avoué de créer l’évènement avec une finale sur un match sec et sur terrain neutre. «Il faut proposer quelque chose de nouveau qui va peut-être secouer les médias, si on veut qu’on s’intéresse à nous. Depuis 2-3 ans, et avec les Jeux olympiques ratés, on a perdu de la place dans ce domaine et d’autres sports en ont profité pour s’engouffrer dans la brèche», lance Thierry Anti, l’entraîneur de Chartres. Et avec l’espoir, davantage chuchoté que proclamé, de remettre du suspense au sein d’une Starligue qui en manque forcément en possédant le même champion saison après saison. D’ailleurs, sans surprise, l’un des rares réfractaires à cette nouveauté se nomme Thierry Omeyer, le manager général du PSG qui avait voté contre lors de l’assemblée générale de la Ligue ayant décidé de ce changement.
Cette nouvelle formule change beaucoup de choses.
Valentin Porte
De son côté, Grégory Cojean, l’entraîneur de Nantes, en est au stade des supputations : «Par rapport à ce qu’on a vu sur les dix dernières années, oui, on peut imaginer qu’ils sont plus jouables sur un ou deux matchs plutôt que sur l’ensemble d’une saison, où les Parisiens ont toujours été l’équipe la plus régulière. Donc on peut imaginer que les play-offs peuvent être la formule qui nous permette de les embêter encore plus.» Et ce, même si Aymeric Minne, le meilleur buteur de la saison dernière, s’est envolé en Allemagne, du côté de Flensburg. Tapi dans l’ombre, Montpellier, sur la lancée de son succès en Coupe de France la saison dernière, pourrait aussi surgir et s’inviter dans la course au titre.
«Cette nouvelle formule change beaucoup de choses», nous confie Valentin Porte. «L’objectif, avant tout, sera de se qualifier dans les quatre premiers. Et après, dans les quatre, si tu calcules bien, tu as besoin de gagner trois matchs, voire peut-être que deux pour être champion lors des play-offs. Donc oui, ça ouvre plus de possibilités. Même si je vois celles-ci autrement : cela ouvre la possibilité à Paris de se concentrer aussi davantage sur la Ligue des champions. Comme c’est une nouvelle formule, il va falloir que tout le monde prenne un peu ses marques et le gère comme il le sent, avant qu’on puisse faire un point à la fin de la saison. Maintenant, c’est certain que Paris nous montre depuis 12 ans qu’il domine le championnat à chaque fois, notamment en termes de régularité. On verra si c’est toujours le cas avec cette nouvelle formule. Évidemment, de mon point de vue, je souhaite que non. Mais ils ne sont pas plus bêtes que les autres, au contraire, et ils sont parfaitement capables de bien gérer leur saison pour être prêts au moment opportun.» Réponse le 5 juin prochain, probablement à l’Accor Arena de Paris-Bercy. Ou avant, si le PSG venait à chuter plus tôt.
