Le club de la capitale, ainsi que Nantes et Montpellier, s’apprête à commencer sa campagne européenne. Avec une ambition aussi certaine que mesurée.

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Le Paris Saint-Germain Handball aborde mercredi (18h45) la Ligue des champions, remodelée par une nouvelle formule, avec l'ambition de retrouver son rang européen et d'éviter de vivre une saison de transition avant le grand chambardement de l'été prochain. Point positif de la nouvelle mouture, il ne pourra pas s'arrêter en barrages d'accès aux quarts de finale, comme ces deux dernières saisons : cette étape a été supprimée avec le passage de 16 à 24 équipes.

Il faudra désormais traverser deux phases de groupes (au lieu d'une) pour accéder directement aux quarts de finale, avant le Final Four qui lui reste inchangé: une première où les deux premiers de chaque poule seront qualifiés, avant une seconde qui enverra quatre des six équipes en phase finale. Les points acquis face aux autres qualifiés étant conservés au tour principal, le PSG - comme Nantes et Montpellier - ne peut se permettre de commencer en pente douce. D'autant qu'il se rend d'entrée à Aalborg (Danemark), un concurrent direct en vue des quarts de finale, stade qu'il conviendrait d'aborder avec le meilleur classement possible en vue du Final Four.

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Le PSG, qui affrontera aussi Zagreb et les Slovènes de Celje, n'a plus fréquenté le dernier carré depuis 2023. Il a donc, selon son capitaine Luka Karabatic à l'AFP, pour «premier objectif» de le retrouver, «d'essayer de nouveau d'être dominateur en Europe, de faire peur et de montrer qu'on est là». Les Parisiens sont en «perte de vitesse» en Europe, accentuée par le dernier exercice : sept défaites (et un nul) en 14 journées, dont trois à domicile, avant de prendre la porte en barrages sans contestation contre Veszprem (24-32, 35-35).

Les attentes de Thierry Omeyer

Le manager général Thierry Omeyer attend «vraiment mieux» d'une équipe qui a peu bougé (trois arrivées) et a un an d'expérience en plus sous la houlette de Stefan Madsen. Le technicien danois juge les «fondamentaux» de son équipe meilleurs que l'an passé. Madsen n'aura en tout cas pas droit à une troisième année, puisqu'il sera remplacé la saison prochaine par Roberto Garcia Parrondo (Melsungen/Allemagne), une arrivée annoncée cet été dans un timing spécifique au handball, où les mutations sont ficelées longtemps en avance.

Avec l'Espagnol débarqueront l'ailier gauche des Bleus Dylan Nahi, de retour dans son club formateur, et l'arrière droit international allemand Renars Uscins, figures de proue (pour le moment) d'un recrutement alléchant. Dès lors, comment éviter que 2026-2027 soit une saison de transition avant une nouvelle ère ? «La dynamique est toujours particulière quand un entraîneur sait qu'il s'en va avant même de démarrer la saison» consent Karabatic, qui lui-même mettra un terme à sa carrière l'été prochain. «Mais à nous d'en faire quelque chose de positif, de créer quelque chose, ça peut te permettre aussi d'avoir un peu moins de pression, et à l'entraîneur de tenter des choses» ajoute le pivot.

Omeyer se dit de son côté «complètement rassuré par l'échange» qu'il a eu avec Madsen et «les joueurs qui vont partir, ils savent qu'ils ont l'opportunité d'étoffer leur palmarès». Dernier club français présent au Final Four, en 2025, Nantes a lui tourné une page, avec plusieurs départs dont ceux de l'emblématique capitaine Valero Rivera et du maître à jouer Aymeric Minne. Le «H» devra vite trouver des automatismes dans une poule dense composée de Melsungen, du Vardar Skopje (Macédoine du Nord) et des Polonais de Plock, qu'il reçoit mercredi. Montpellier, plutôt stable, sera opposé pour son retour en C1 après deux ans d'absence au FC Barcelone, à Skanderborg-Aarhus (Danemark) et au Dinamo Bucarest, où il se rend jeudi.