Référence du coaching sur le circuit, après une belle aventure avec Novak Djokovic (2019−2024), Goran Ivanisevic a vu son image écornée, avec des aventures qui ont tourné court, en compagnie d’Elena Rybakina (de novembre 2024 à janvier 2025) et de Stefanos Tsitsipas (2025).

Des partenariats morts dans l’œuf qui n’ont pas eu raison de sa crédibilité dans la petite balle jaune. Depuis février dernier, le Croate prodigue sa méthode auprès d’Arthur Fils.

Dans un entretien accordé à 24 Sata, le champion de Wimbledon 2001 est revenu sur le tempérament volcanique du Djoker sur les courts. L’ancien numéro deux mondial estime qu’il s’agissait avant tout d’un moyen d’évacuer la pression, plus que d’une volonté d’invectiver son clan.

« Ce qui le distingue des autres joueurs de haut niveau, c’est sa force mentale. C’est un cas à part, un génie qu’on ne peut même pas essayer de comprendre, car on s’y perdrait. Il m’a littéralement dit, au début de notre collaboration, que quiconque ne parvenait pas à saisir sa folie ne pouvait pas travailler avec lui. Cette communication avec lui, surtout pendant les matchs, semble très chaotique, mais c’est sa façon de se défouler. Je ne comprends pas la moitié de ce qu’il me crie sur un court aussi grand ; je ne l’entends pas du tout, mais il se libère simplement de tout ce qu’il a en lui. Ce n’est pas facile d’atteindre le sommet, et c’est encore plus difficile d’y rester aussi longtemps ».