Après deux victoires pour ses débuts à la tête de l’équipe de France, le nouveau sélectionneur retrouve vendredi soir contre l’Italie une enceinte qui a fait sa légende. Frissons garantis.
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Zinédine Zidane attend ce moment avec impatience. Depuis une éternité. Et il ne s’en cache pas. Les supporters français non plus, qui se sont arrachés les 80.000 places du Stade de France pour le retour de la légende dans son jardin de Saint-Denis. France-Italie, c’est ce soir à 20h45 dans l’enceinte de la sélection.
«ZZ» n’y a plus mis les pieds avec le maillot des Bleus sur le dos depuis le 27 mai 2006 contre le Mexique (1-0), amical disputé avant la Coupe du monde et une issue tristement légendaire avec le coup de boule à Marco Matterrazi face à l’Italie en finale. Vingt ans plus tard, la légende de 54 ans retrouve une enceinte qu’il connaît par cœur, toujours face à l’Italie (20h45), mais cette fois dans le costume de sélectionneur. Les émotions seront là. Pour lui. Ses proches. Et tout un pays. L’histoire entre la légende et la France se poursuit.
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« Ce stade est particulier, avec tout ce qu’on a vécu ici, avoue le double Z, qui n’a jamais caché sa joie et son impatience jeudi dans l’auditorium du « SDF » avant la grande soirée. On veut continuer à écrire notre histoire avec l’équipe de France. » Lui connaît ça par cœur, entre le premier but inscrit à Saint-Denis, par ses soins face à l’Espagne un soir glacial du 28 janvier 1998, son expulsion contre l’Arabie saoudite à la Coupe du monde, le quart de finale homérique face à l’Italie et bien entendu son doublé légendaire face au Brésil lors d’un 12 juillet gravé pour l’éternité. « Revenir ici, vous l’imaginez, c’est une grosse émotion, mais le sera encore plus vendredi avec le public », souffle-t-il avec le sourire et tout en pudeur.
L’Italie, toujours un match spécial
Après la belle partition de ses troupes contre la Belgique (0-1) lundi, malgré neuf changements dans son équipe de départ, l’équipe de France s’offre une affiche de gala face à des Italiens qui ne font plus peur à personne (3 coupes du monde ratées de suite) mais dont le mythe continue de parler à tout le monde (4 étoiles décrochées en 1934, 1938, 1982, 2006). Une défaite contre la Belgique (0-2), une victoire contre la Turquie (1-4), les hommes de Roberto Mancini sont insondables. Mais loin d’être des cadors avec une génération qui ne fait rêver personne et peu d’Italiens pourraient aujourd’hui prétendre à une place dans le groupe France.
Pour réussir la passe de trois après la Turquie et la Belgique, et s’offrir un dernier match lundi contre les Diables Rouges pour le carton plein, Zidane a son plan bien en tête. Toute la semaine, à base de vidéos, de discussions et de mises en place, il a encore une fois insisté sur la volonté d’imposer son jeu. Le 4-3-3, des éléments techniques au milieu de terrain, une certaine idée du football.
Le retour de Dembélé, la folie d’Olise, le culot des bizuths… Les Bleus ont tout pour enflammer Saint-Denis
Le retour des cadres comme Ousmane Dembélé, Michael Olise ou encore Adrien Rabiot, préservés à Bruxelles, est attendu. Des inconnues reposent sur la présence ou non des « surprises » Jérémy Jacquet et Lucas Da Cunha, séduisants lundi et qui postulent à nouveau pour une place de titulaire.
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« On est prêt, on a bien préparé ce troisième match et il n’y a pas de pépin, c’est top », déroule le sélectionneur, qui n’a pas caché le plaisir ressenti jeudi au moment de fouler la pelouse du Stade de France. Un regard enfantin. Une joie assumée. Et la volonté d’être à la hauteur de l’enjeu pour le premier match de l’équipe de France à Saint-Denis depuis mars 2025. La nouvelle ère «ZZ» fait étape dans la maison des Bleus. Impossible de faire mieux comme symbole. Place aux frissons.